Friday, April 19, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Lait

Duurt Sikkens
 
 
 
Ces derniers temps, je me suis fort occupé de l’idée de «  devenir comme un enfant » et c’est pourquoi je vais vous parler aujourd’hui de lait, plus précisément de lait maternel.
 
Je lis dans 1 Cor.ch.3 à partir du v 1 : « Pour moi, frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants en Christ.  Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide car vous ne pouviez la supporter. »
Et  Paul continue : « et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels .  En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et de la discorde, n’êtes-vous pas charnels et ne marchez-vous pas d’une manière tout humaine ?  Quand l’un dit : Moi, je suis de Paul et un autre : Moi, d’Apollos ! N’êtes-vous pas des hommes  inchangés ?? « 
Nous aussi, nous pouvons dire : Moi, je suis de Calvin, et moi, de ….qui vous voudrez. Le plus pieux dira : Moi, je suis du Seigneur Jésus… De cette façon, les croyants font une distinction entre les différents prédicateurs qui apportent pourtant le même évangile.
 
Lisons maintenant 1 Pierre ch. 2 v 1 : « Rejetez donc toute méchanceté et toute fraude, l’hypocrisie, l’envie et toute médisance ; désirez comme des enfants nouveaux-nés le lait non frelaté de la parole, afin que par lui vous croissiez pour le salut. »   Ici, Pierre écrit donc : Voulez-vous devenir heureux ? Alors désirez le lait maternel.  Et il ajoute : » si vous avez goûté que le Seigneur est bon. » Et c’est bien grâce à ce lait que vous avez goûté que le Seigneur est bon.
 
Lisons maintenant Hébreux 5 v.11 : » A ce sujet, nous avons beaucoup à dire, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre »
Quelqu’un m’a dit : Pendant ces dix dernières années, je n’ai rien entendu de neuf dans l’église.  Mais, cette personne doit être sourde comme un pot : elle n’a pas d’oreilles pour entendre !
L’auteur de la lettre aux Hébreux parle de devenir lents à comprendre, ou mieux traduit par : nonchalants d’oreilles.  On peut aussi le traduire par : paresseux à écouter.
On peut connaître par cœur les différentes composantes du fondement de la foi sans pour cela les comprendre ou les expérimenter.  Continuons au verset 12 :
« Alors que vous devriez, compte tenu du temps, être des maîtres … »
Qu’est ce qu’un maître, un enseigneur ?  Ne vous trompez pas. Ce n’est pas le prédicateur, mais, c’est quelqu’un qui apprend à vivre.  Jésus a été appelé maître. Il enseignait chaque jour dans le temple.  Le Saint Esprit aussi est appelé maître et il est aussi chaque jour dans le temple. Et nous sommes ce temple. Et le Saint Esprit nous apprend à vivre. 
Nous pouvons aussi apprendre beaucoup les uns des autres.  C’est dans les conversations que l’on apprend le plus. De cette façon, on a une oreille attentive à ce que l’Esprit dit à l’église, et, pas seulement  du haut de la chaire…
 C’est le Saint Esprit qui est notre professeur et Il nous apprend à écouter et à prier.  Il nous apprend à nous occuper des choses du Père. Ainsi, Il nous apprend à vivre.
Je continue dans la lettre aux Hébreux : » vous avez de nouveau besoin qu’on vous enseigne les premiers principes élémentaires des oracles de Dieu. »
Que signifie l’expression : les premiers principes des oracles ou des paroles de Dieu ?
Qu’est-ce que Dieu a dit d’abord ?  Et qu’a-t-Il pensé avant cela ? Car on pense avant de parler.
Dans Proverbes 8 v. 22 et suivants il est écrit : « L’Eternel me possédait au commencement de son activité , avant ses œuvres les plus anciennes, dès le commencement, avant l’origine de la terre, avant que les montagnes soient établies… »
Ceci n’est pas de la poésie. C’est la vérité. L’Eternel me possédait ou l’Eternel m’a acquise ou encore : l’Eternel m’a appelée à être à Lui : voici une expression magnifique. Car alors notre vie a reçu un sens.
Nous sommes confirmés dans notre existence.  Dans tout ce chapitre le « je » a rapport au Christ. C’est le partenaire de Dieu, c’est l’église dont Jésus est la tête,  la nouvelle humanité à laquelle Dieu a pensé en  premier lieu.  Occupons-nous de ces choses. Elles sont si belles.
Revenons à Hébreux 5. Dans le verset 12 : vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.
Celui qui vit encore de lait est encore un nourrisson.
Il y a quelques années, je suis re-devenu un nourrisson !  Et c’est seulement alors que j’ai compris quel bonheur il y a à vivre.  Pourtant, lorsque je me suis converti dans les années soixante, j’ai été très heureux.  Mais ensuite j’ai remarqué une certaine usure. Le bonheur se ternissait quelque peu. Pourquoi ?  Parce qu’il y avait toute un matière à apprendre.  En réalité, je n’avais jamais été bébé ou bambin.  Je me suis rempli la tête de connaissances mais je ne connaissais pas la vraie prédication, celle qui apprend à vivre dans la liberté.
Au verset 13 il est dit que : «  quiconque en est au lait, n’a pas l’expérience de la parole de justice car il est un enfant. »  Mais ceci n’est pas un reproche dans le royaume de Dieu ; c’est simplement une constatation.   Et c’est merveilleux, après toutes ces années, de découvrir combien bon est le lait maternel non frelaté.
Rejetez toute méchanceté, hypocrisie et envie dit Pierre. Et vous aurez une fête. Rien ne vous pèsera plus. Vous goûterez que Dieu est bon ou en d’autres termes,  que Dieu est Amour.  Buvez ce lait.
 
Lorsque je me suis converti, j’ai avalé, avec le lait maternel, beaucoup d’angoisses comme : » Big brother » te regarde… et tout mon passé religieux.  Par exemple : si je suis malade c’est que j’ai péché, etc…  Ma joie en était ternie. Je devais aussi réprimer mes sentiments.
Un père ne dit pas à son nouveau-né : je vais établir un bon fondement chez toi.  Ce serait absurde.  Plutôt que de fondement, parlons de principes de base, de premiers principes, comme il est écrit.  Le premier principe c’est l’amour.  Nous sommes des enfants désirés par Dieu, notre Père.
Lisons le début du chapitre 6 de Hébreux : «  c’est pourquoi, laissant l’enseignement élémentaire de la parole du Christ, tendons vers la perfection, sans poser de nouveau le fondement : repentance des œuvres mortes, foi en Dieu, doctrine des
 baptêmes, imposition des mains, résurrection des morts et jugement éternel ». 
 
 Quand on parle de l’enseignement élémentaire de la parole du Christ ou, plus littéralement,  de la parole d’entête du messie ( version Chouraqui) ,
il s’agit de la parole du commencement de Christ.  Cela se passa avant
 la fondation du monde, lorsque Dieu pensa au Christ, à une humanité spirituelle. 
Voilà donc ce que signifie l’expression :  Les principes élémentaires des paroles de Dieu ( ch. 5 v.12) ou  les rudiments de l’entête des paroles de Dieu (version Chouraqui).
 
On en parle dans le psaume 139 : du tout début, de l’embryon. Comment il a été formé est aussi décrit dans ce psaume.  Lisez le.  Il ne s’agit pas d’une naissance terrestre, mais c’est une image de la réalité en Christ.  Dieu dit : c’est ainsi que je l’ai pensé ; tu es formé dans le sein maternel (verset 13).  Le mot hébreu qui désigne utérus signifie : amour tendre . Donc, pendant ta formation tu es entouré d’amour tendre. Là, tu es en sécurité. Tu es choyé dans Sa chaleur.
 
Le principe élémentaire de Dieu c’est la vie. La vie de Dieu déposée dans l’homme  c’est : le Christ en nous. Cela naît dans le secret. C’est Son royaume. Cela est profondément enraciné en moi et mon cœur saute de joie quand je me réalise que ce Royaume est venu en moi et qu’il va se développer en secret et en silence.  Il prend forme.
Regardons-nous les uns les autres de façon spirituelle. Que voyons-nous ?  Nous voyons le Royaume de Dieu qui se développe !!   Royaume de Dieu 
: peut-être ce mot est-il un peu usé.  Dans Colossiens ch. 1 v 13 nous lisons un autre terme: « il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de Son Fils bien aimé. »
C’est le royaume de Jésus. Le Père a tout donné à Jésus.  Oui !  L’expression «  Jésus habite en moi » n’est pas biblique. C’est le Christ qui habite en nous.  C’est cela être un enfant de Dieu.  Christ en nous, c’est l’espérance de l’Evangile.  L’Esprit est sorti du Père et Il a trouvé un endroit dans Jésus d’abord.  Ensuite Jésus souffla sur ses disciples et ils reçurent aussi l’Esprit. L ‘Esprit descendit sur Jean , sur Pierre, sur Paul, Thimothée, Apollos, Marie et bien d’autres. Abraham et David aussi entre temps.  Et nous aussi car Christ signifie « oint ».
 
C’est beau n’est ce pas d’être en Christ dès le commencement ?  C’est écrit dans Ephésiens ch. 1. On y lit 10 fois « en Lui » ou « en Christ » . Paul déborde de joie dans cette lettre aux Ephésiens. On peut dire qu’il bégaie d’excitation et moi, je trouve cela magnifique !!  « En Lui » depuis avant la fondation du monde. C’est à dire dans le ciel, le royaume invisible de notre Père.
 
Le lait : nous vivons dans le pays où coule le lait et le miel. Mais ceci est une image. Ne nous imaginons pas que nous ne mangerons que du lait et du miel.  Cela serait monotone à la fin.  Mais c’est l’image du Royaume du Fils de l’amour de Dieu.  Dieu a donné ce Royaume à Son Fils parce qu’ainsi, il est en de bonnes mains. C’est pourquoi il est dit de Jésus qu’Il est assis à la (main) droite du Père. Ceci est une expression. Jésus EST la main droite du Père. Et nous, nous pouvons être Ses mains et Ses pieds pour exécuter Son travail : cela est beau, n’est ce pas ?
 
 
 
 
Entre parenthèses : l’antéchrist existe aussi. Et celui-ci  aussi est assis à la droite de quelqu’un, du diable. Il exécute ce que le diable veut. Nous lisons dans Apocalypse 13 v.4 que le diable lui donne tout son pouvoir. Le diable se tient sur la plage et appelle le monstre de la mer , qui vient du royaume des morts. Et il lui donne son pouvoir ; c’est le pouvoir qu’il a dans le ciel et sur la terre .Il est le bras droit du diable et il va donc régner sur des hommes et il aura de la puissance politique. L’autre bête parlera comme le diable ( v. 11, 12, 13 )
 
L’amour de Dieu est le principe de base.  Le commencement. Nous avons été conçus dans l’amour.  Nous ne sommes pas conçus et nés dans le péché.  C’est cela l’agape de Dieu. C’est cet amour qui nous donne le lait, c’est-à-dire le premier aliment.  Pensez à l’image de la mère qui allaite son enfant.  Cet enfant se sent si bien, à l’abri.  Cet enfant est couché au sein de sa mère comme Jésus est couché au sein du Père.  On ne peut être plus proche !  Tous ces principes de base sont imbibés d’amour.
Lorsque nous nous réalisons bien cela, nous regardons tout autrement.
Je veux dire que si on a la tête remplie de connaissances et même, si on peut expliquer l’Apocalypse de Jean, il se peut qu’on ne puisse plus rien faire avec cette connaissance car c’est une connaissance morte. On ne peut pas travailler avec. Cela n’apporte pas de vie. On peut savoir beaucoup mais ne pas en vivre. Si on n’a pas l’amour, on n’est rien. Cela aussi on le sait, mais, qu’est-ce qu’avoir l’amour ?
 
Si on n’est pas conscient d’être aimé tellement fort, alors il ne sert à rien d’avoir la connaissance.  Dieu nous aime tant. Nous sommes si près du cœur de Dieu. Nous sommes couchés au sein du Père. Il nous tient à l’abri. Tant qu’on n’a pas expérimenté cela, on ne connaîtra que le non-amour.  Et c’est  très triste.  Lorsqu’un papa et une maman ne s’aiment plus , cela est mauvais pour l’enfant.  Ce n’est plus une éducation. C’est seulement dans l’union des parents que l’enfant se sent en sécurité. C’est seulement alors qu’il se sent un,  sinon il se sent divisé ou double. Cette relation est tellement vitale et essentielle et c’est pour cela que le diable est le grand casseur de relations.
 
Examinons encore le fondement tel qu’il est décrit dans Hébreux ch. 6 v 1 à 3.
Premièrement : la repentance des œuvres mortes.  Ce sont les premiers principes de Dieu.   Laissons là le mot fondement et regardons avec les yeux d’amour de Dieu. Celui qui aime voit bien.  Et quand aimons-nous ?? Dès que nous savons que nous sommes aimés.
 La repentance des œuvres mortes.  Je vais en donner un exemple.  Saul de Tarse était très zélé pour Dieu. Et Jésus le vit et Il pensa : Ah, comme il veut bien faire et comme il agit mal.  Il ne fait pas le bien qu’il veut et il fait le mal qu’il ne veut pas.  Saul  persécutait des gens et les jetait en prison. Il les tuait quelquefois. Jésus a dû penser que voilà un homme magnifique. Et il s’approche de lui comme un père en disant : Saul, Saul, que fais-tu ? Mais, que fais-tu donc ?  Ah, je trouve ceci terrible pour toi. Tu veux tellement bien faire et tu ne le fais pas,  avec tout ton zèle pour l’église et la société.  Tu cours dans tous les sens pour le Seigneur. Attention, tu te surmènes. Regarde, viens dans le repos. Jésus apparaît à Saul. Saul devient aveugle mais il était déjà aveugle spirituellement  Quand on est aveuglé, on est un esclave et on ne voit pas pour qui on travaille. On transpire et on trime sans connaître son Seigneur. Et qu’est ce que cela rapporte ?  Des épines et des chardons.  On est occupé avec des œuvres mortes car il n’y a pas de vie la-dedans. Paul ! Après trois jours de réflexion, Paul découvre qu’il s’est en effet occupé d’œuvres mortes. Même si elles étaient si pieuses et religieuses. Alors Jésus ordonne à Ananias de lui ouvrir les yeux car ses yeux spirituels aussi se sont ouverts.  Pendant ces trois jours, il s’en est passé des choses dans l’esprit de Paul ! Il ne mangea ni ne but.  Il n’aura probablement pas beaucoup dormi non plus. A quelle adresse se trouvait-il alors ?  Dans la rue appelée la Droite . Paul se trouvait enfin sur la bonne voie.
 
Un jour j’ai entendu une jeune fille se plaindre de la sorte : » Mon père prétend qu’il est converti mais je n’en ai rien remarqué. C’était un tyran et il l’est resté. »  Où est alors la repentance des œuvres mortes ?
Si nous disons que nous sommes convertis, cela doit se voir. Si on ne le voit pas, sommes-nous alors réellement convertis ?  Le mot grec pour conversion, c’est « metanoïa » et cela signifie : changement de pensées .
 
Le second point du fondement (Hébr. 6 v2 ), c’est la foi en Dieu.  Littéralement,  il est écrit la foi SUR Dieu., en grec « epi » qui veut dire sur.  Ce n’est pas la foi en Dieu mais la foi SUR Dieu .
Quand on met sa foi sur Dieu, on se tourne vers Dieu pour mettre sa foi sur Lui. On met ses pensées sur quelque chose de meilleur. Quand on a des pensées usées, il faut les échanger contre des pensées nouvelles et meilleures. La repentance des œuvres mortes, c’est changer ses pensées vers Dieu.  C’est un mouvement. Si Dieu vient près de moi et dit : »Duurt, que fais-tu là ? Lâche un peu ces idées et tourne –toi vers Celui qui te le demande »  Je vais alors croire dans la direction du Seigneur.  Et c’est cela qui donne le repos.  Il n’est plus besoin alors de parler de repos car on a le repos ! Cela est beau, n’est ce pas ?  Croire c’est faire confiance.
 
Troisième point du fondement : la doctrine du baptême d’eau.
Dieu croit qu’Il pourra nous sortir de l’eau. C’est ce que croient Dieu et Jésus.  On parle souvent de la foi « en » Dieu  mais il s’agit aussi de la foi « de » Dieu.  Dieu et Jésus ont la foi qu’ils peuvent nous sauver.  Qu’en pensez-vous ?  Leur amour à eux est donc très profond. Tout ce qu’ils nous demandent c’est de leur tendre la main afin qu’ils puissent nous sortir de l’eau.
Il est possible que vous vous disiez : j’ai peine à le croire. Mais eux le croient bien ! Qu’en pensez-vous ? Nous avons un tel Père et un tel Grand frère qui disent : oui, c’est possible. Quelle déclaration ! Ils mettent leur foi en nous.
Et le baptême de l’Esprit ?  C’est la chose la plus précieuse, la plus intime que Dieu donne à l’homme.  Et cela n’a rien à voir avec un grand bruit ni avec des adorations  spectaculaires. N’exagérons rien.  C’est comme dans un mariage : c’est l’affaire de deux êtres humains. Ici, il s’agit de Dieu et l’homme ou de Jésus et Son église, c’est quelque chose d’intime et de retenu.  C’est le moment le plus émouvant car c’est alors que Christ naît en nous. C’est un mystère que Dieu a caché dès le tout début.  Et il le dépose en nous. Comme c’est merveilleux !
Il y a encore un troisième baptême, c’est celui du feu mais je n’en parlerai pas aujourd’hui.
 
Quatrièmement, l’imposition des mains.  Ceci n’est pas un rituel mais c’est un acte d’amour. C’est ainsi que Dieu a voulu toucher les gens.  Regardons ceci avec des yeux éclairés.  Que sont des yeux éclairés ?? Ce sont des yeux qui regardent avec amour. Si l’amour n’est pas la base, le moteur, de l’imposition des mains, alors cela ne fonctionnera pas bien.
 
Ensuite, il y a la résurrection des morts. C’est la résurrection de tous les hommes.  Savez-vous que vous êtes déjà ressuscités ? La résurrection a commencé auprès de Dieu.  Lorsqu ’Il vit les œuvres mortes, les œuvres que le diable a tuées, alors Il pensa : Je vais les ressusciter.  La résurrection commence auprès de Dieu. Il nous ressuscite. Il nous relève. Il nous tend Sa main droite pour nous relever, nous sortir de la misère. Et Sa main droite, c’est Son Fils. Et, à travers Son Fils, Il nous attrape.  Celui qui croit en Jésus, celui-là croit en Moi, dit le Père. Et, de cette façon, nous sommes relevés hors de la « merde », de la misère, des œuvres mortes.  C’est merveilleux !
 
Et enfin,  le jugement éternel ou la condamnation en pérennité (Chouraqui). Le mot employé est « krima » et il signifie séparation.  Le terme jugement a causé beaucoup d’angoisse. La séparation commence près de la maison de Dieu.  Et la première demeure de Dieu, c’était Jésus. Dieu l’habitait.  Et c’est là que se passa la séparation entre le bien et le mal.  Oui, n’est ce pas ?  C’est un jugement et nous sommes acquittés.  Le jugement éternel. Nous serons libres éternellement.  Libres de culpabilité, libres de péché, libres de notre propre image négative.
 
Libres , que demander de plus ?
 
J’ai essayé de résumer en quelques phrases ce que sont, en réalité, ces principes de base, le fondement de notre foi.  Je vais maintenant résumer ces pensées dans l’image suivante :
 
Chers hommes.  Voyez vous que Dieu est près de vous ?  Dieu dit :
Cher humain, comme tu es triste et comme tu patauges dans la boue.  Regarde Moi.  Je te serre dans Mes bras.  Je te relève de la mort et je te donne Ma vie que je veux partager avec toi éternellement. Parce que Je t’aime tant, Je te donne Mon Esprit.  Mon être même. Viens, je prends ton existence vulnérable dans ma main. Relève toi avec Moi. Tu es libre. Tu es réellement libre d’être humain.  Et c’est notre vie éternelle dans notre amour mutuel.
 
Amen.
 
 
Chers frères et  sœurs,
Je ne terminerai pas par une prière mais je vais lire un psaume qui est également une prière : le psaume 131 :
 
« Eternel, mon cœur n’est pas hautain et mes yeux ne s’élèvent pas ; je n’ai pas marché en des choses trop grandes et trop merveilleuses pour moi.
N’ai-je pas soumis et fait taire mon âme, comme un enfant sevré auprès de sa mère ?  Mon âme est en moi comme l’enfant sevré.
Israël, attends-toi à l’Eternel, dès maintenant et à toujours ! «