Tuesday, June 25, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Voir par les yeux de Dieu 
Sermon de Jan Fluit sur Exode 14 : 31
 
 
 

Lisons Exode 14 : 31. C’est le dernier verset du chapitre dans lequel le peuple a traversé la Mer Rouge,

L’ennemi dans le dos. Les eaux de la Mer Rouge ont reflué et englouti les ennemis. Les israélites se sont retrouvés sain et sauf sur l’autre rive.

Dans le verset 31 se trouve écrit : « Israël vit la main puissante que l’Eternel avait dirigée contre les ennemis. Et le peuple craignit l’Eternel, et il crut en l’Eternel et en Moïse, son serviteur ».
En effet, je peux me l’imaginer. Car peu de temps avant, les ennemis étaient à leur trousse. La mer qu’ils viennent de traverser se trouvait comme une barrière infranchissable devant eux. Plus moyen de se sauver, piégés, menacés d’être anéantis. Ensuite, ce voyage passage miraculeux à travers la mer jusqu’à l’autre rive. Imaginez - vous ! Ce qui vous pesait, ce qui vous poursuivait a disparu! Traduisez le d’emblée en images spirituelles. Pour être honnête, en lisant les récits de ce genre, je me dis parfois : comme image, c’est merveilleux, mais en réalité, dans l’Ancien Testament, beaucoup de gens ont dépéri. Quels massacres, quelles tueries. Je me réjouis de la parole de Paul qui dit que nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang (Eph. 6 : 12). Traduisons ceci en image spirituelle, cela signifie que je suis bien débarrassé de ce qui me poursuivait ! Je n’en subis plus la peine.
 
Le peuple est vraiment exalté. Ils croyaient en Dieu et en Moïse. Ces deux choses vont de pair. Si vous croyez en Dieu – il vaudrait peut-être mieux dire : si vous croyez ce que Dieu dit – vous vous mettez aussi à croire en l’homme. Si vous perdez la foi en Dieu, vous perdez aussi la foi en l’homme. C’est ce qui apparaît à nouveau ici. Ensuite, nous avons le cantique de Moïse. Le tambourin en main, Mirjam passe devant le peuple et l’entraîne à la danse. Quelle fête !
 
Une fois de plus, je peux facilement me représenter tout cela. Et pourtant, quelque chose dans le récit me gène. Ils se trouvent sur l’autre rive. Il s’agit de la foi après coup. Je crois que vous et moi, nous aurions surtout besoin d’une foi « avant le coup » ! Nous pourrions nous passer de tabourin et de danse, mais nous avons besoin d’une foi « à l’avance » sans joie exagérée, mais nous permettant de bien vivre les événements à venir. Est-ce possible ? Oui, cela l’est. Moïse avait dit d’avance : « Ces ennemis que vous voyez maintenant, vous ne les reverrez plus jamais ». Il prononça ces paroles au moment où ils se trouvaient encore devant la mer ! C’est bien étonnant de pouvoir affirmer cela dans la situation donnée. Non pas pour mettre ses gens à l’aise, car cela ne lui réussit point. Ils ne furent pas du tout rassurés par ses paroles. Ils nous arrivent de vivre quelque chose de ce genre. En soi, se sont de très bonnes paroles que l’on prononce, mais l’autre ne se sent pas à l’aise avec ce que tu dis. Il n’en croit rien. Il te répond : « Tu parles facilement ». Ceci n’est pas vrai, car tu te trouves dans la même situation que lui. Seulement, l’autre ne perçoit pas la paix intérieure à partir de laquelle tu parles.
 
Toutefois, Moïse lui non plus ne continuait pas à crier : 
« Vous ne les reverrez plus jamais ». Il maniait le sceptre, image de la parole de Dieu. Il le mania et la mer s’ouvrit et ils purent traverser. Et alors, je me dis : Mais quel était le secret de Moïse ? Quelle connaissance supplémentaire avait-il ? Quelle formule magique connaissait-il pour que cette mer impuissante s’ouvre devant lui ? Quel secret avait-il ? Il avait la foi. Il connaissait Dieu. Ils étaient amis. Ils se connaissaient de face à face (Exode 33 : 11). Un jour, j’ai entendu dire : « l’Amour regarde l’autre en face. ». Il voit l’autre, il jette son dévolu sur lui. Si vous regardez l’autre avec amour, votre cœur s’y exprime. L’acte dépasse le fait matériel d’un simple regard. Moïse avait appris à être en accord avec son Dieu, il avait appris comment Dieu envisageait les choses. Il avait remarqué combien Dieu lui faisait confiance. Il partageait ses idées avec lui, et à partir de cette expérience-là, Moïse développa une grande confiance en son Dieu.
Le peuple était très attentif à ce qui se passait dans le visible. C’est pourquoi Moïse ne parvenait pas à transmettre sa confiance. La confiance est une affaire du cœur. Si vous vivez une relation intense avec Dieu, vous pourriez dire à l’autre : « Aie confiance ». Mais cela ne fonctionne pas, parce que la confiance ne naît pas à partir d’une obligation, mais bien à partir d’une relation. Pourquoi l’autre ne croit-il pas ? Parce qu’il a faim ou soif et qu’il n’a ni à manger, ni à boire. Dans ce cas, vous pouvez bien vous amener avec votre texte, mais l’autre reste avec sa faim et sa soif.
Le peuple restait bloqué à ce niveau. A chaque fois à nouveau. Parfois ils leur arrivent d’être enthousiasmés, ils croient à nouveau en Dieu et en Moïse. Mais parfois ils se mettent aussi en colère, parce les choses se passent moins d’après leur attente. Ils ont le sentiment que Dieu s’est absenté et indiquent Moïse comme coupable. A un moment donné, ils veulent même le tuer, parce qu’il n’est qu’un prophète incapable. Un exemple : Dans le chapitre 16 :2 se trouve écrit : « Et toute l’assemblée des enfants d’Israël murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. Les enfants d’Israël leur dirent : Pourquoi ne sommes - nous morts par la main de l’Eternel dans le pays d’Egypte, quand nous étions assis près des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? Car vous nous avez menés dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette multitude ». Bizarre, ne trouvez-vous pas ? « Pourquoi ne sommes-nous pas mort en Egypte ?»
Je me dis : quelle drôle de façon de penser? Pourquoi s’accrochent-ils à l’Egypte, tout en déformant la réalité de leur vie là-bas, en agrandissant des côtés positifs qui, en réalité, n’avaient jamais existé ? Ils étaient des esclaves. Ils souffraient sous le joug de gens qui les poursuivaient continuellement. Et malgré tout, ce désir du retour. Un jour, quelqu’un disait qu’en effet, Israël avait bien quitté l’Egypte, mais que l’Egypte n’avait pas quitté Israël. Ceci exprime une idée très claire : on reste accroché, emprisonné dans d’anciens systèmes. Et cela te semble brusquement une alternative raisonnable, alors que tu sais très bien qu’il n’en est pas ainsi.
J’ai moi-même fortement subi le joug de fausses idées sur Dieu. Comme enfant, je me réjouis d’en avoir été débarrassé tout en constatant de temps en temps qu’il en reste encore des restants qui doivent encore disparaître. Ces idées t’ont fait dépérir. Elles ont laissé leurs traces en toi. Et à quel point n’est-il pas pénible d’en sortir. Comment faire pour sortir de cette misérable façon de penser ?
Combien de gens ont encore quelque peu l’image d’un Dieu qui punit ? N’est-il pas malheureux de constater que le « péché » semble être le plus grand bien que les chrétiens aient, et qu’ils continuent à l’affirmer. Quelqu’un me demandait : « Je veux finalement savoir comment vous pouvez croire que vous n’êtes pas pécheur et que vous ne le restez pas » ? J’ai répondu : « C’est faire appel à ce que quelqu’un d’autre a fait pour moi. Quand quelqu’un me promet qu’il veut payer une dette que je ne sais pas rembourser. Qu’est-ce alors qu’être présomptueux ? Que je n’accepte pas cette promesse ou que je l’accepte ? Si je l’accepte, cela n’est pas présomptueux, mais cela donne une solution fantastique à mes problèmes. Quelqu’un d’autre a souffert pour moi, pour me donner la vie. Quelle délivrance que d’accepter cela !
 
 A présent, revenons à notre récit. En fait, à nous-mêmes, car nous pouvons dire d’être comme Moïse : nous parlons avec Dieu face à face. Les autres ne le voient pas. Mais je pense que parfois, il peut nous arriver de tomber dans le rôle de celui qui en est à la fin de son latin. Vous n’avez pas la  « foi d’avant » les faits, mais celle d’après. A chaque fois, cela laisse une trace dans votre vie. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce matin, je ne donnerai pas une réponse définitive à ce problème, mais je veux bien essayer de chercher une direction avec vous.
 
Dans cet ensemble de récits, se trouve celui sur Amalec dans le chapitre 17 :8. A tous les malheurs qu’ils ont subi, s’ajoute l’arrivée d’Amalec. Ils doivent continuellement le combattre. Tâche bien difficile. Bien sûr, Dieu a pourvu : il y a la manne ; l’eau du rocher. Donc, vous prenez quelque peu courage. Mais ensuite arrive un ennemi qui a l’intention de vous anéantir. Ils se trouvaient dans des circonstances quelque peu difficiles. En plein désert, pas bien armés, ni bien entraînés. Ils représentaient une proie facile pour l’adversaire. Ce qui me frappe, c’est qu’en regardant le mot « Amalec », vous constatez qu’il signifie « charge ». Et qui ne connaît  l’inconvénient, la gêne d’une charge ? Cela pèse. On est encombré. On veut vivre, mais il y a un tas de choses qui t’entravent, qui te font obstacle. Cela touche constamment ton existence. Tu ne l’a pourtant pas demandé. Cela t’arrive bêtement. Tu sors rempli de courage d’une réunion biblique ou d’une conversation avec quelqu’un. Ou tu viens de découvrir de si belles choses dans ta propre relation avec le Seigneur. Mais voilà que peu de temps après, des choses embêtantes surgissent et te pèsent. Bien sûr que tu ne l’as pas demandé, mais c’est un fait, cela t’arrive et détermine à nouveau toute ton existence.
 
Amalec veut partir en guerre. Et de son côté, Moïse commence par distribuer des tâches. Il dit à Josué : « Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalec ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main. » Josué combat contre Amalec ; mais « Aaron et Hur montent au sommet de la colline. Lorsque Moïse élevait la main, Israël était le plus fort ; et lorsque qu’il baissait la main, c’était Amalec qui était le plus fort. Quand les mains de Moïse étaient fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil. Et Josué vainquit Amalec et son peuple, au tranchant de l’épée. »
Je trouve ceci un récit remarquable. Du coup, cela me fait penser qu’il contient un grand mystère. Que fit Moïse ? Il se dirigeait vers Dieu de tout son cœur et de toute son âme, il se dirigeait sur ce que disait Dieu et non sur ce que disait Amalec. Il voulait savoir ce que disait Dieu. Je pense que cela aussi était une caractéristique de Moïse. Moïse avait pas mal de connaissance sur la façon dont cela avait fonctionné en Egypte. Il avait été éduqué à la cour du Pharaon. Elle n’avait aucun secret pour lui. Mais sa force ne venait pas de sa connaissance de la cour égyptienne, mais, pour ainsi dire, de sa connaissance de la cour de Dieu. Il était familiarisé avec les idées de Dieu. C’est cela qui déterminait sa position. Ce fut aussi le cas à l’égard d’Amalec.
Ce qui caractérise la vie avec Dieu et la victoire, c’est surtout d’avoir une grande connaissance de qui est Dieu, de sa Parole et de ce que le Père dit de toi. De ce qu’Il croit sur toi. Comment Dieu est engagé dans la situation. Moïse leva ses mains. Mais si tu fais cela trop longtemps, tu ne sais plus tenir, tes mains deviennent trop lourdes. Pour continuer avec cette image, il t’arrive parfois de vouloir suivre ce chemin-là, mais il y a tellement de choses qui s’opposent à toi, que tu es à bout de forces. Que c’est merveilleux qu’il y ait alors un Aaron et un Hur, - c’est ici en fait la description de ce que c’est qu’être Eglise – Ils disent : « Faisons-le ensemble. Tenons ensemble les mains élevées. »
Si vous pouvez être Eglise de cette façon-là, que quand tes mains deviennent trop lourdes, l’autre ne s’approche pas de toi avec des reproches, mais avec des mains élevées pour t’aider. Car c’est de cette façon que cela fonctionne. Ses mains, tes mains. Sa verge, ta verge. Si tu tiens à cette attitude, quelque chose de très remarquable surgira. Si on s’attache à ce que Dieu dit, Amalec doit abandonner le combat. Et Dieu dit : « Ceci est un événement très important. Il faut que tu le notes. « Josué doit bien s’imprégner de ceci : que J’effacerai complètement le souvenir d’Alamec. Que J’effacerai entièrement le souvenir de la « charge ».  Cette promesse signifie bien plus qu’une diminution des difficultés. Même le souvenir de l’effort est effacé.
N’a-tu pas remarqué que parfois, même par rapport aux plus belles choses, c’est presque devenu un automatisme de dire : « Ce que tu racontes est très beau, mais, sais-tu, c’est difficile !, c’est difficile. » Du coup, c’est comme si on y faisait pendre une charge, un poids. Alors que je pense que si quelque chose de véritable m’est donné, cela n’est décidément pas difficile, car cela m’est donné en cadeau. Cela m’est donné par un autre. On pourrait se dire alors : « oui, mais dans ce cas, c’est difficile pour cet autre. »  Mais s’il peut le faire, cela ne l’est pas. Mais on trouve logique que les choses soient difficiles. Nous avons grandi avec l’idée que les choses doivent être pesantes et compliquées. Car Dieu  se trouvait à distance et c’était à toi de te prouver. C’est une idée purement païenne de croire qu’il faut y arriver à force de son propre travail. Travailler, toujours travailler. C’est ce qui me frappa encore dernièrement dans un autre texte. Ils disent à Jésus : « Quel genre de travail devons-nous faire ? Il répond : « Si seulement vous puissiez me croire », comme c’est beau n’est-ce pas ! Il ne dit pas : « essayez ceci ou cela ». « Si vous puissiez vraiment croire ce que Moi-même Je crois ».
Moïse construit-là un autel et dit : « Le Seigneur est ma bannière. C’est cela que je crois ». Ensuite il dit : « La main sur le trône du Seigneur ».
Il est écrit « Le Seigneur a un combat » contre Amalec de génération en génération. Par la main sur le trône de l’Eternel. Tu peux donc mettre ta main sur le trône. Tu dis : « Voilà, je mets ma main sur le trône, je me l’approprie. « Ma main sur la royauté de Dieu, sur ce qu’Il croit. Il l’a dit, Il l’a prononcé. Cela dépasse ce qu’Alamec a dit. Amalec parle  « d’une charge » : il dit : « Si vous triomphez de cette charge, si vous faites de votre mieux, si vous en sortez, alors peut-être que la vie reviendra. »
C’est comme si vous aviez à construire une sorte de tour de Babel. Lors de la construction de la tour de Babel (Genèse 11 :1-9), les hommes avaient décidé de construire une tour qui atteindrait le ciel. Ceci est l’image d’une façon erronée de penser. C’est essayer d’atteindre le ciel à partir du terrestre, à partir du zèle et d’une organisation humaine. La conséquence fut la confusion du langage ; une image de l’impossibilité de se comprendre mutuellement, pas tellement à cause de la langue, mais par le manque de compréhension, d’affinité.
Jésus ne veut pas que nous essayions d’atteindre le ciel à partir d’en bas. Il nous place dans le ciel, en sa présence, pour que nous pensions et croyons à partir de là. Pour que nous vivions à partir de son amour. Ne disait-Il pas aux pharisiens : « Je suis d’en haut, vous êtes d’en bas ; vous êtes de ce monde, Je ne suis pas de ce monde. » N’essayez donc pas de monter à partir d’en bas. En faisant cela, beaucoup de gens– avec les meilleurs intentions – ont parfois gaspillé toute leur vie. Cela me fait vraiment de la peine de voir des gens qui ne font que lutter pour arriver à un résultat ; ce n’est vraiment pas une vie. Mais que fit Amalec ? C’est écrit dans Deutéronome 25 : 17
« Souviens-toi de ce que te fit Amalec pendant la route, lors de votre sortie d’Egypte, comment il te rencontra dans le chemin et, sans aucune crainte de Dieu, tomba sur toi par derrière, sur tous ceux qui se traînaient les derniers, pendant que tu étais épuisé toi-même. Lorsque l’Eternel ton Dieu, après t’avoir délivré de tous les ennemis qui t’entourent, t’accorda du repos dans le pays que l’Eternel, ton Dieu te donne en héritage et en propriété, tu effaceras la mémoire d’Amalec de dessous les cieux : ne l’oublie point. »
Il dit : « Quelle est la tactique d’Amalec ? » Il attaque toujours les plus faibles par derrière. Les gens qui ne savent déjà  plus suivre, il les isole et les extermine. Il leur dit : « Ah, pauvre petit qui ne sait pas suivre ! Combien de temps ne connais-tu pas le Seigneur ? Tu n’arriveras jamais à un résultat. Fais-tu réellement ton possible ? As-tu bien assez de foi ? Il insuffle des idées de ce genre, et les faibles se laissent écraser par ses paroles. Dieu dit :  « Je veux qu’Amalec soit effacé de leur souvenir. »
En fait, à un moment donné, quelques personnes y ont contribué. Saül par exemple, dans Samuël 15. Saül attaqua Amalec. Mais il voulut conserver les meilleurs choses de son adversaire ; cela lui coûta sa royauté. Nous en sommes au même raisonnement. » « Les meilleures choses de l’Egypte, ou, « les meilleures choses d’ Amalec ». « Certaines choses de l’ennemi ne sont tout de même pas si mauvaises ». Mais, soyez en certain, elles ne contiennent rien de bon, c’est complètement vide. Ce qui ne vient pas de Dieu n’a aucune valeur. Comme je me réjouis de l’idée que Dieu n’est que bonté, qu’Il n’est pas divisé. Et que les choses négatives qui nous arrivent ne contiennent aucune intention cachée de Sa part. Combien de gens n’ont pas été détruits par tout ce que l’on a attribué à Dieu : Dieu a dit ceci ou cela. La vie devient impossible si l’on croit en ces dires immondes, car ils vous font perdre confiance en Dieu. Il devient douteux à vos yeux. Mais j’ai besoin d’un Dieu fidèle qui m’aide à effacer ce souvenir. Ce Dieu, nous l’avons trouvé. Avec Lui  à partir de votre lieu céleste, à partir de votre place, de votre vie commune avec Dieu, vous pouvez faire disparaître ces choses qui ne valent rien. Poser la main sur le trône, l’ancrer dans ce que Dieu dit de toi. Comment faites-Il ? Par qui ? Et bien, Il le fait à toi-même, peut-être via des autres, mais sûrement. Par Aaron et Hur dans cette communauté et en d’autres communautés. Et à quel point n’est-il pas bon de découvrir cela mutuellement. Tenez, les choses visibles, les choses qui se passent, tu peux les nommer toutes. On peut appeler cela                       « connaissance ». Mais parfois, je me dis : « il y a des choses que nous appelons « connaissance » et qui n’ont rien à voir avec la vraie connaissance ». On voit que certaines choses ont tourné mal dans le monde visible et ont déduit immédiatement : « Cela provient d’un tel ou tel esprit ». Mais ceci n’est pas de la connaissance, c’est tout simplement manipuler les faits. Dieu parle de « connaissance » quand tu Lui expliques tes problèmes. Les gens qui vivent cela, que disent-ils de la réponse qu’ils reçoivent de Dieu ? Comment Dieu les aide-t-Il ? Ils vont avec leurs problèmes vers Dieu et veulent que ceux-ci soient résolus. La première chose que le Père dit, est : « Je t’aime ». C’est la réponse la plus entendue. « Je t’aime ». Oui , mais toi, tu veux parler avec Dieu de tes problèmes, tandis que Lui veut te parler de Son amour pour toi. Tu Lui dit : « c’est bien trop lourd pour moi », et Il te répond : « Je le trouve aussi ». « Je ne sais pas comment je peux porter tout cela ». Qui a dit que tu devais porter cela, que tu devais être capable de tout ? » En te collant ensuite l’étiquette : maintenant tu es un homme spirituel. Il y a beaucoup de gens spirituels qui sont complètement brisés, qui ne savent plus où aller chercher une solution, mais qui peuvent compter sur la miséricorde de Dieu. Ce que je trouve tellement merveilleux, c’est que Dieu peut être si proche d’eux de tout Son être.
J’ai remarqué qu’à un moment donné, l’idée est devenue populaire qu’on pouvait se mettre franchement en colère contre Dieu. Je me dis alors : « Pourquoi dois-je être en colère contre Dieu ?  Si je le suis, Il ne va pas me le reprocher, mais je constate qu’il est bon que si je puisse aller vers Dieu avec cette colère. Je peux la Lui montrer, je peux la Lui formuler. Et je constate alors que Dieu pleure avec moi. Qu’Il me dit : « J’ai déjà remarqué depuis longtemps ta peine, mais je trouve fantastique qu’à présent tu m’en parles. C’est une affaire de confiance. A présent, nous nous faisons confiance. Tu oses être tout à fait toi-même, tu oses t’ouvrir à Moi ».
C’est un miracle en soi que des hommes meurtris osent se montrer tels qu’ils sont. Mais avec Dieu, cela est toujours possible. Tu peux toujours te montrer tel que tu es. Dans sa sagesse, Il vient à ta rencontre. Et cette rencontre comporte tant d’aspects. Moi aussi j’ai pu y goûter ? Je voudrais vous lire un passage du livre de la sagesse. La sagesse y est représentée comme une personne. Ce n’est que quand la parole devient une personne qu’elle se met réellement à fonctionner, c’est quand la sagesse prend un visage, quand la vérité devient une personne, elle commence vraiment à vivre.
 
Dieu est sagesse et nous aussi nous sommes sur le  chemin de la devenir. Dans Sagesse 7 se trouve écrit : « En elle est un esprit intelligent, saint, unique, varié, subtil, séduisant, pénétrant, immaculé, clair, inattaquable, sensé sur le bien. Aigu, irrésistible, bienfaisant, aimant les hommes, stable, inébranlable, insouciant, ayant toutes les capacités, prévoyant tout, pénétrant tous les esprits. Si intelligente, pure et subtile est-elle, car la sagesse est plus séduisante que tout mouvement. Elle pénètre et se répand en toute chose par la puissance de sa pureté, car elle est le souffle de Dieu et le pur rayonnement de la gloire du Tout-Puissant. C’est pourquoi elle n’est pas attaquée par ce qui est impur ». N’est-ce pas magnifique ?
C’est formidable de la part de Dieu qu’Il s’approche de toit de cette façon-là. Plus mobile que tout mouvement. Du mouvements, il y en a ! Mais le mouvement de Dieu dépasse tous les autres. Il croit et pense autrement. Il ne nie pas l’effort. Moïse ne gagna pas en disant : « Mais il n’y a pas d’Egyptiens. Je ne vois rien. » Il avait les yeux ouverts, et voyait une autre réalité. Il voyait un Dieu qui faisait sortir de la maison de servitude. Un Dieu qui trouvait en effet le chemin qu’il fallait emprunter pour rester en dehors de l’attaque de l’ennemi. Il est bon de découvrir cela ensemble, de faire du bien à partir de cette sagesse, en abordant l’autre comme Dieu Lui-même le ferait : avec amour et miséricorde. On m’a appris toutes sortes de choses. J’ai appris que je ne valais rien et que je ne savais rien faire. Ces affirmations conformaient en effet la pratique quotidienne de cette époque-là, sans parler de tous ces récits sur un Dieu qui provoquait toutes sortes de choses. La pluie et la sécheresse. Cela aussi était possible. La maladie et la santé et toutes sortes de misères. Tout venait de la bonne main de Dieu. Mon Dieu, combien les gens n’ont-ils pas été manipulés et gardés dans une attitude enfantine. Le vrai Dieu parle de beauté, de ta beauté, de ta valeur. Il te parle de son respect pour toi et de sa compassion. Cela me fait un bien immense, aussi dans ma propre communauté, de voir comment cela fonctionne. Il y a un tas de situations que je ne puis expliquer. Comment en sortir ? Qui porte la plus grande culpabilité ? Je ne suis pas un psychologue, mais je constate que là, où des hommes qui comprennent Dieu se parlent et s’encouragent, cela fait du bien. On n’a plus à se justifier, bien au contraire, quelqu’un avec un cœur d’or se prouve à vous.
Cela vient de l’intérieur. Tu as appris à connaître un Dieu qui te fait sentir qu’Il te connaît. Autrefois je pensais toujours : « Si quelqu’un devait me connaître, il me rejetterait certainement ». Mais celui qui me connaît réellement, il ne me rejette pas, il m’embrasse, il me fait du bien. Il sait comment consoler et encourager. Il ne prend rien comme une bagatelle. Il résout les choses à sa façon, et cela m’apprend de plus à Lui demander à l’avance de justes informations pour que je puisse concevoir les événements autrement. Je perçois mieux la direction à suivre ; je deviens de plus en plus conscient de ce qui se passe en moi. Jésus avait une légion d’anges à sa disposition. Et nous qui Le suivons, combien en aurait-il de disponible pour nous ? Pensez seulement à Daniel 6 : 23 : « Mon Dieu a envoyé son ange et fermé les gueules des lions, ceux-ci ne m’ont fait aucun mal. » Il faudrait que nous devenions de plus en plus conscients  de ce fonctionnement. Pour les anges, c’est une fête que de pouvoir devenir actifs dans notre existence, parce que tu crois en Dieu. C’est alors qu’ils se sentent chez eux. Ils sont même enseignés par toi. Quel statut ! N’est-ce pas merveilleux d’être tellement important aux yeux de Dieu et de savoir qu’Il t’accompagne. N’est-ce pas beau qu’Il fasse une chose pareille ? Je veux encore dire quelque chose.
 Ce mouvement de Dieu est unique. Je n’ai donc pas à me demander : « Ai-je déjà expérimenté ceci ou cela ». Souvent, pour savoir si quelque chose est possible, on regarde en arrière et on se dit: «  Je n’en ai pas d’exemple ». En effet, mais Moïse lui non plus n’en avait pas Il ne savait pas comment traverser la mer. Mais avec son Dieu, il regardait en avant, il envisagea le futur.
La sagesse est aussi très subtile – quel beau mot ! Elle est très délicate. Je pense que nous avons tous énormément besoin de la subtilité de l’Esprit de Dieu, de la tendre parole de notre Père.Il nous apprend à être délicats. Quelle pureté si les gens m’abordent avec respect. Et si quelqu’un ne se comporte pas ainsi vis-à-vis de moi, le Seigneur m’apprend à ne plus en payer les frais. Les paroles d’une autre personne ne me blessent plus. C’est la parole de mon Père qui compte.  Mes amis, continuons donc à vivre à partir de cette justice. Nous rayons Amalec, la charge, en suivant Celui qui a enlevé la charge et le péché pour nous. Nous avons accepté qu’Il a effacé le péché, acceptons aussi qu’Il a enlevé la charge. Cela me permet d’avoir xxxxune autre attitude à cet égard. Nous pourrons témoigner à quel point cela nous guérit en nous-même et dans nos rapports avec les autres. Le Seigneur en est le garant, et nous, les uns envers les autres. Ai donc une bonne image de toi-même, car Dieu l’a aussi de toi. Amen.
 
 

Prière

Seigneur, nous te remercions des nouvelles choses que Tu nous fais découvrir. Ensemble, nous voulons continuer sur le chemin que Tu nous montres. Nous sommes heureux d’avoir une relation, un lien avec Toi, heureux de pouvoir regarder en avant et de pouvoir nous développer à partir de la connaissance que Tu nous donnes. Nous voulons grandir ensemble et avec Toi en sorte que le passé reste définitivement derrière nous. Les moments difficiles ou les situations pénibles, nous voulons les traverser avec Toi. C’est pourquoi nous voulons aussi être Eglise et nous aider mutuellement.
Amen.