Monday, June 24, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Arrivez-vous  à une relation ?
Prédication de Jan Fluit
 
 
Chers frères et sœurs, je suis heureux de partager à nouveau ces réflexions avec vous.  Au cours de ces années, je l’ai fait si souvent et Dieu aussi a beaucoup partagé avec nous. 
Je me suis demandé ce que cela a produit auprès de vous.  Qu’est-ce que les paroles de Dieu changent dans la vie pratique de tous les jours ?  Ou est-ce que cela ne fait pas de différence ?  Avez-vous seulement l’habitude de venir au culte ou à la réunion de l’église. Cette habitude d’entendre la parole, reste-t-elle une habitude ou bien vous laissez-vous imprégner par ces paroles et ont-elles alors produit quelque chose, comme une vraie relation avec Dieu ?
Ce sera le thème de cette prédication.
Nous avons tellement d’occupations, tellement de choses à faire que s’occuper de sa foi peut devenir secondaire.  Pourtant il est possible que la foi devienne une relation très intime avec Dieu et qui nous porte dans n’importe quelle situation.  J’aimerais que cette prédication contribue à améliorer la relation entre le Père et nous-mêmes, entre Jésus et nous et entre les chrétiens réciproquement.
Il y a déjà tant de discorde dans les couples. Ils se disent des paroles méchantes alors qu’ils se sont promis amour et soutien. Et ceci arrive aussi dans les autres relations.   Ce monde a besoin d’êtres humains qui ont une relation avec Dieu et qui en vivent et qui ne s’en laissent pas détourner par le malin.
Je vais illustrer mes propos par l’histoire qu’on peut lire dans 1 Samuel 13 et 14.  Elle raconte un fait d’armes de Jonathan. Je lis 1 Samuel 14 :1 . « Il arriva qu’un jour, Jonathan, fils de Saül, dit au jeune homme qui portait ses armes : Viens, et passons jusqu’au poste des Philistins, qui est là de l’autre côté. Il n’en dit rien à son père. »
Il faut savoir que les Philistins assiégeaient Israël avec une très grande armée.  Dans 1 Samuel 13 :5 nous lisons qu’ils avaient trente mille chars et six mille cavaliers et ils étaient nombreux comme le sable sur le bord de la mer. Saül attendit l’arrivée du prophète Samuel qui devait descendre pour offrir des holocaustes et des sacrifices et lui dire ce qu’il devait faire ( 1Samuel 10 :8) Mais, comme le prophète Samuel n’arrivait toujours pas après sept jours, et que le peuple se disséminait Saül décida d‘offrir lui-même les sacrifices. Cela semble partir d’une bonne initiative mais c’était une désobéissance.  Lorsque Samuel, plus tard le lui reproche, il répond : tu étais en retard.
Ceci est très actuel. Lorsque les choses ne se passent pas exactement selon les règles que nous avons fixées, nous sommes très fâchés. Alors qu’il est bon d’attendre Dieu et de  Lui faire confiance parce que Lui, va prendre soin de nous.
Il n’est donc pas nécessaire d’exécuter les petites règles, ou convenances, comme dans cette histoire. Nous agissons ainsi en conséquence de l’angoisse et du manque de confiance en Dieu. Mais nous risquons ainsi de perdre des bonnes choses aussi dans nos relations.
Nous voulons que tout se déroule comme convenu, et si les promesses ne sont pas tenues ou si cela ne se passe pas en temps voulu, nous nous disputons.  Alors que nous nous étions promis fidélité dans les moments difficiles. Nous ne supportons plus l’autre qui nous déçoit.
Dans notre société occidentale nous sommes régis par l’horloge et non pas par le temps que nous devrions donner aux autres.
Dieu pense autrement. Nous avons un chant qui dit : « ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse. ». Pourtant, Jésus n’a jamais dit ceci. Jésus a dit : « ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le pareillement pour eux. »(Luc 6 :31)  Ceci est positif.
Il faut donc faire aux autres le bien qu’on aimerait qu’on nous fasse même si on ne nous fait pas de bien, à nous.
Je continue avec notre histoire. Des armées nombreuses assiègent Saül, Jonathan et tout le peuple d’Israël.  Nous lisons dans 13 : 17 : «  il sortit du camp des Philistins trois troupes pour ravager. » Au point de vue spirituel, nous connaissons aussi ce genre d’attaque. L’ennemi sort pour détruire et voler notre paix intérieure, le repos l’harmonie et ce qui est si important : notre sentiment de justice. A la place viendront l’inquiétude et le sentiment de culpabilité. C’est ce qui lie l’homme. Ce serait formidable si, toutes les personnes présentes ici pouvaient se dire : la culpabilité, connais pas !!!
Mais, ceci nous concerne tous. Les personnes qui se sentent coupables sont toujours occupées à se demander si elles satisfont aux désirs des autres. Et cela arrive aussi au point de vue religieux.  Par exemple : au moment où je vous parle, je pourrais penser : j’ai été demandé pour prêcher et il faut que je le fasse bien.  Je dois bien me tenir au temps prévu et bien dire les choses afin qu’ensuite vous disiez : c’était bien, Jan.
Mais alors, je ne ferais que suivre des règles qu’on m’a imposées.  Ne vaut-il pas mieux que je parle à partir de la vie que Dieu me donne et ne puis-je parler aussi de mes faiblesses, de mes doutes, de mes peines ?  N’avons-nous pas besoin de choses vraies, d’être simplement honnêtes avec nous-mêmes ?
C’est vrai qu’avec Dieu, nous sommes forts. Mais, il nous arrive d’être tellement faibles et au bout du rouleau. Oserons-nous le dire alors ? Ou avons-nous peur de ce qu’en penseront les autres ? Nous sommes attaqués dans nos pensées et il faut résister. Mais comment et avec quoi?
Dans le chapitre 13 au verset 19 nous lisons : « On ne trouvait pas de forgeron dans tout le pays d’Israël ; car les Philistins avaient dit : Que les Hébreux ne fabriquent ni épée, ni lance. Et chaque homme en Israël descendait chez les Philistins pour aiguiser son soc, sa pioche, sa hache et sa bêche. »
Seuls Saül et Jonathan étaient encore armés. Les Philistins leur avaient interdit de posséder des armes, DONC ils n’en avaient pas.  Ils avaient juste le droit de faire aiguiser leurs outils agricoles chez les Philistins. Comment avaient-ils pu accepter cela ?  S’il est logique que l’ennemi veuille leur enlever les armes, il n’est pas normal qu’ils acceptent ! Ils obéissaient à l’ennemi !
Mais, ne faisons-nous pas la même chose ? Ne nous arrive-t-il pas d’accuser tant de coups dans notre situation que nous perdons nos armes ?
Par exemple lorsque les personnes en qui nous avions confiance, nous déçoivent.  Comment réagissons-nous : laissons-nous alors tomber les bras et abandonnons-nous le combat ?
Nous voyons qu’au début Saül était bien intentionné, mais au cours du combat il s’écarte du droit chemin.  On peut se perdre lorsqu’on écoute ce que l’ennemi dans le monde spirituel nous dit. C’est ainsi qu’on perd des choses précieuses. On va suivre un courant de pensées qui dit que tout le monde a toujours des déceptions dans la vie avec Dieu.
Une personne m’a dit : Au début de la conversion, tout est nouveau, beau et magnifique et nous sommes heureux et exubérants.  Mais, avec le temps, petit à petit, cela diminue.
Mais, moi je dis : pas du tout ! Au contraire : la vie devient de plus en plus belle et accomplie. Tout s’équilibre.  On me dit que je suis un idéaliste.  C’est vrai, je le suis et je veux le rester. J’ai des idéaux qui se développent en relation avec mon Père.
Qu’est-ce qui caractérisait Jésus ? C’était sa relation avec Son Père ; il était on ne peut plus proche de son Père. Il parlait les paroles que le Père lui disait et il ne parlait pas d’autre chose. Il n’acceptait rien de l’ennemi. Voilà la liberté !
Peut-être direz-vous : Nous ne sommes pas encore là ! Et puis, vous vous laisserez enlever vos armes.  Dites plutôt :  je suis occupé à apprendre à rester le plus près possible du Père en tout temps pour puiser là ma consolation et mon courage et ma vraie vie. Alors les Philistins pourront dire tout ce qu’ils veulent, cela ne nous atteindra plus.
Dans le verset 20, nous lisons : et chaque homme en Israël descendait chez les Philistins…. Nous avons une expression en néerlandais ; c’est « aller chez les Philistins » et elle signifie qu’on va à sa perte. Et les Israélites vont vers les Philistins qui ne les respectent pas.
 Jonathan lui, dit aussi : je vais aller vers les Philistins mais lui, avait une tout autre attitude. C’était son choix, non pas d’y aller comme un esclave ou comme quelqu’un qui va demander la pitié. Parce qu’ils n’ont pas de pitié ; le diable n’a pas de pitié. Il n’y a que Dieu qui accorde sa grâce, et royalement. Donc revenons à cette histoire. Je lis dans 1 Samuel 14 :1 que Jonathan dit à l’homme qui portait ses armes : « Viens, et passons jusqu’au poste des Philistins qui est là de l’autre côté.  Il n’en dit rien à son père. »
Pourquoi n’en parlait il pas à son père ? Parfois, il vaut mieux agir seul parce que si on écoute l’autre, cela peut nous rendre dépendants de la peur et des manquements de cet autre. Ce n’est pas un manque de respect de l’autre, au contraire, cela peut servir l’autre. Car si on attend toujours que l’autre fasse le premier pas, on peut parfois attendre longtemps.
Dans le verset 2 il est dit que Saül se tenait à l’extrémité de Guibéa, sous le grenadier.
On peut dire que Saül était au bout de ses possibilités. Il voyait tant d’adversité. Il compte ses hommes et se voit impuissant. Il y a aussi la culpabilité d’avoir failli à l’ordre de l’Eternel. Et en pensant de cette façon, cela lui enlève tout courage. Même s’il dispose, lui, encore d’armes, il ne les utilise pas. Parce que, lorsqu’on compte le nombre d’adversaires et le nombre de forces propres, on en arrive souvent à conclure qu’on est en minorité. On n’utilise plus les paroles de Dieu. Et  par conséquent, on ne pourra pas avoir la victoire.
C’est le principe de Gédéon : je trouve l’histoire de Gédéon passionnante. Dieu lui dit : il y en a de trop, enlèves-en parce que sinon, on attribuera la victoire à nos propres forces. Alors que la force réside dans la relation qu’on peut avoir avec Dieu. Nous chantons que c’est uniquement par grâce que nous sommes sauvés. Auparavant, je n’aimais pas ce mot : grâce. C’était parce que ce mot signifiait qu’on n’était rien et que Dieu voulait bien condescendre à faire quelque chose pour nous. Mais, j’ai appris à réévaluer ce mot.  Il signifie être complètement dépendant de ce Dieu qui dit : je m’occuperai de vous, je vous soutiendrai, je suis votre force. Et je vous donne mon soutien gratuitement, c’est un cadeau.
Jonathan décide de partir avec son écuyer. Ils devaient traverser des passages entre les rochers. Et d’un côte il y avait une dent de rocher appelée Botsets et de l’autre côté, Séné. Botsets signifie glissant et Séné signifie ronces. Ce sont des images des ruses de l’adversaire pour nous faire glisser et tomber. Les ronces imagent les irritations de la vie. Celle-ci est difficile parfois.
La situation était difficile aussi pour Jonathan. Il dit à son compagnon : Viens et passons jusqu’au poste de ces incirconcis. Peut-être l’Eternel agira-t-il en notre faveur, car rien n’empêche l’Eternel de sauver au  moyen d’un petit nombre comme d’un grand nombre. Et voici la clef : Dieu est capable de sauver au moyen de peu de personnes tout comme au moyen de beaucoup.
J’ai entendu quelqu’un dire : le diable a des milliers d’années d’expérience, que pouvons-nous faire contre lui ? Mais, nous savons que Jésus a encore plus d’expérience.  A qui me fierai-je ?  Qui sera ma force ?
Le porteur d’armes lui répond au verset 7: Fais tout ce que tu as dans le cœur, n’hésite pas ; me voici de cœur avec toi.
Mais qui est notre porteur d’armes ? Je pense que c’est le Seigneur lui-même. Et, je pense aussi que le contraire est vrai car moi aussi, je veux porter les armes de justice et de vérité. Le Seigneur porte ses paroles, ses pensées et son amour pour moi. Il m’accompagne en portant ces choses, il me les donne.
Au verset 8 et 9, Jonathan dit : « Passons jusqu’à ces hommes et montrons-nous à eux.  S’ils nous disent : Arrêtez jusqu’à ce que nous prenions contact avec vous. Nous resterons sur place et nous ne monterons pas vers eux.  Mais, s’ils disent : Montez vers nous ! Nous monterons car l’Eternel les livre entre nos mains. C’est là ce qui nous servira de signe. » 
Ici Jonathan choisit la solution la plus difficile.  Ce n’est pas logique. Ne valait-il pas mieux attendre qu’ils viennent, et ainsi, avoir encore la possibilité de fuir ?  En montant ainsi, à eux deux, vers l’ennemi, ils s’exposaient aux jets de pierres et à la défaite.
Mais Jonathan fait confiance à Dieu, Il sait que Dieu va l’accompagner et que Dieu le laisse être qui il est au milieu des situations.  Sommes-nous des gens qui vont monter ou bien allons-nous éviter la confrontation ?  A quel degré sommes-nous paralysés par l’angoisse et par la pensée que nous ne sommes pas capables, que nous sommes trop faibles ?
Savons-nous monter vers ce que Dieu nous donne dans la pratique de chaque jour de notre vie?  Ne croyons pas que nous devons tout faire nous-mêmes.  Parfois, les chrétiens ont une foi qui ressemble à toutes les autres religions : «  Si j’agis bien, si je fais tout ce que je dois faire, toutes les tâches que Dieu m’impose, alors Dieu me bénira peut-être » Cela peut consister en : prier autant de fois à genoux, se priver de certaines choses, etc…   Nous chrétiens pensons souvent de cette façon.  Et, quand, après avoir prié et vécu de cette façon, les choses ne se passent pas comme espéré, nous nous sentons abandonnés par Dieu.  Mais Dieu ne peut plus atteindre ces personnes-là parce qu’elles lui tournent le dos au moment où elles ont le plus besoin de Lui.
Dieu n’agit pas comme un marchand qui échange Son amour contre des bonnes actions  Parce qu’Il nous aime déjà.  Il nous aime et veut notre bien. Il veut nous rendre parfaitement humains et nous faire monter jusqu’à Lui. Il veut nous communiquer Ses pensées et avoir une relation avec nous.
Cette relation n’est pas la conséquence d’une vie parfaitement chrétienne. Le diable, l’accusateur, qui nous accuse jour et nuit,  veut nous faire croire que nous n’en faisons jamais assez.  Mais, Dieu est un Dieu proche et Il nous fait marcher dans le pardon, la justification, dans notre propre nature et tout-a-fait indépendants, justement parce que nous sommes dépendants de Lui. Et c’est cela qui nous donne de l’assurance. Nous devrons alors traverser des pics glissants et pleins de ronces mais Il dit : Je te montre le chemin, Je te ferai monter.
 
Quand ils se montrent aux Philistins, ceux-ci disent (verset 11) « Voici les Hébreux qui sortent des trous où ils se sont cachés.  Et les hommes du poste s’adressèrent ainsi à Jonathan et à celui qui portait ses armes : Montez vers nous, et nous vous apprendrons quelque chose. »
Oui, l’ennemi veut nous apprendre une leçon, il veut nous battre de sorte que nous soyons complètement anéantis. Il veut détruire notre identité.
Pour Jonathan, c’était le signe que la victoire lui appartenait, à l’opposé de ce que pensait l’ennemi.  Si nous voulons tenir notre rang dans le Royaume de Dieu, ce ne sera pas grâce à la collaboration du malin, ni grâce à une période de calme de l’adversaire.  Je ne me dis jamais qu’il semble que je sois dans une période d’adversité. Parce que je suis toujours dans l’adversité. Jésus n’en a fait aucun mystère. Jésus a dit : ils M’ont persécuté, et ils le feront également avec vous.
Ne pensez pas que nous pouvons construire le Royaume de Dieu dès qu’une période calme arrive et que le diable n’est pas trop actif. Non, nous bâtirons le Royaume de Dieu uniquement sur base d’une relation étroite avec le Père et le Fils. Et c’est vivre cette relation qui produira la vie et la victoire. Nous connaîtrons tant de bonnes choses.
L’adversaire dit : nous vous ferons la leçon. Et Jonathan dit à son compagnon : l’Eternel les livre entre les mains d’Israël.  Et ils montent en s’aidant des mains et des pieds et les Philistins tombèrent.(v.13)
Donc, ce n’est pas l’ennemi qui va leur apprendre une leçon, mais l’ennemi est abattu. Nos ennemis peuvent être vaincus, c’est-à-dire nos idées négatives, celles qui perturbent notre relation et elles seront vaincues par la vie que nous représentons. Et cette victoire ne sera pas toujours visible. Il se peut que nous vivions dans les contrariétés, et dans le déni, mais au milieu de ces difficultés nous pouvons avoir la victoire.
Si nous pensons qu’il faut d’abord que nous soyons plus unis avant de nous mobiliser pour ce monde, il ne se passera rien. Car il y a de plus en plus de dureté entre les personnes, toujours plus d’incompréhension, plus d’envie et de haine.  Je vois tant de négativité et d’irritations. On s’irrite des choses les plus anodines et on condamne les personnes sans se préoccuper de qui elles sont vraiment.  N’attendons pas que le monde change mais, justement au milieu de cette dureté et ce négativisme, appelons la vie à être.  Arrachons-la des mains de l’ennemi. Sachons la discerner.
Il y a quelques années, j’ai eu la vision d’un homme qui acheta une peinture qui n’était vraiment pas belle. Or le prix qu’il paya était fort élevé. Les gens autour de lui se moquaient en disant qu’il ne connaissait rien à l’art.  Mais une fois que le tableau était bien en sa possession, cet homme commença à le gratter avec beaucoup de précaution et il enleva soigneusement la partie superficielle de la peinture. Et, sous cette couche, se découvrait peu à peu une autre peinture, la peinture originale. Celle-ci était magnifique et personne ne l’avait vue. Seul l’homme savait. Ceux qui l’avaient barbouillée  avaient voulu la rendre sans valeur.
Il en va ainsi avec les humains. Tant d’humains sont dévalorisés à cause de leur aspect, à cause de ce qu’ils font ou ne font pas ou ce qu’ils disent ou ne disent pas. Tant de créatures magnifiques dévalorisées par le travail du malin. Et les raisons sont multiples, soit l’âge, la langue, la couleur de la peau, l’ignorance, l’ incapacité ou aussi leur grande capacité ou leur richesse.  Toutes ces personnes sont pourtant de belles personnes. Dans Esaïe 49 :9 nous lisons que Dieu dit à ceux qui sont dans les ténèbres : « Paraissez ! ». Paraissons et ne nous laissons plus dominer par ces Philistins qui par dénigrement, dépréciation, critiques et violences, rendent invisible tant de beauté. C’est pourquoi je suis tellement heureux de l’œuvre du Saint Esprit qui nous fait voir différemment.  Nous attachons parfois trop d’importance à l’extérieur, aux choses visibles. Choisissons plutôt de ne pas écouter ce que l’on dit des autres. Les choses extérieures, comme l’aspect du tableau, peuvent être vues par tout le monde mais qu’y a-t-il derrière ?  C’est cela que je veux appeler à paraître.
Et après une seule victoire, beaucoup d’autres victoires viendront car cela s’étend. Dans la bible nous pouvons lire plusieurs histoires où, à un moment donné, quelqu’un n’accepte plus la domination de l’adversaire et va le combattre par la foi et avec l’aide de Dieu.  Et la conséquence est que, les retardataires, ceux qui ne croyaient plus en une victoire possible, se mettent également en mouvement. Ils se disent : Mais, que se passe-t-il dans le camp ? Ils voient que l’armée de l’ennemi est saisie de panique et se disperse. La confusion était extrême et chacun tournait son épée contre son voisin (verset 14 à 20) Tout ceci grâce à l’action de Jonathan. Et maintenant, les autres prennent courage. Verset 22 : Tous les hommes d’Israël qui s’étaient cachés dans les monts, apprenant que les Philistins fuyaient, se mirent aussi à les serrer de près dans le combat.
Rejoignez le renouvellement de pensée qui conduit à la victoire.
Dans cette histoire il y a encore autre chose : un exemple de la façon dont travaille Satan. Dans le verset 24 nous lisons que Saül dit : « Maudit soit l’homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis ! »  Quelle étrange décision : d’abord se battre jusqu’à la victoire et ensuite manger. Alors qu’il est logique de manger avant d’aller au combat. Il est bon de se nourrir spirituellement avant d’affronter l’ennemi.
Jonathan avait mangé, lui, parce qu’il n’avait pas connaissance de cette malédiction. Mais, je pense que Jonathan, aurait mangé de toute façon. Il avait donc plongé son bâton dans un rayon de miel et en avait goûté un peu et ses yeux furent éclaircis. C’est bien d’avoir des yeux clairs ! Bien voir les choses et pas de regard trouble. Il faut arriver à voir les choses telles qu’elles sont réellement en Christ.
Notre réalité est en Christ. Ne nous laissons pas intimider par la malédiction qui veut que nous ne mangions pas la parole de Dieu.  Vivons avec notre Dieu.
Le sort désigne Jonathan comme celui qui a péché contre la malédiction de Saul et celui-ci dit (v. 44) : «  tu seras puni de mort. »
Alors, le peuple dit à Saül : « Quoi, Jonathan mourrait, lui qui a opéré cette grande délivrance en Israël ! Loin de là ! L’Eternel est vivant ! Il ne tombera pas à terre un cheveu  de sa tête, car c’est avec Dieu qu’il a agi dans cette journée. Ainsi le peuple libéra Jonathan ; il ne mourut pas. »
Ainsi, il sauve d’abord ses concitoyens et ensuite il est sauvé lui-même par eux. Ceci est un bon principe dans le royaume de Dieu, que les sauvés deviennent sauveurs.
Dans cette histoire nous voyons que la victoire commence par une bonne relation avec le Seigneur. Ceci devrait être aussi notre propre point de départ. Et si les autres autour de nous font des mauvais choix, continuons à avoir cette relation avec Dieu. Continuons à croire le Père.
Si notre point de départ est qu’une situation reste négative, aussi à l’intérieur des relations avec nos proches, nous perdrons l’arme de la Parole de Dieu qui est la Vérité et nous perdrons ainsi la possibilité de restauration.
Par contre, si nous disons que, même si tout va mal autour de nous, nous voulons continuer à nous confier au Seigneur, à nous consacrer à Lui, notre vie et nos relations seront restaurées.  Comment ? En confiant nos problèmes à Dieu.  Notre Seigneur a dit : « Venez à Moi, vous qui êtes fatigués et chargés et Je vous donnerai du repos. »
Enormément de personnes fatiguées et chargées continuent à peiner et à s’efforcer de résoudre les problèmes par leurs propres forces.  Mais il vaut tellement mieux répondre à l’invitation de notre Seigneur qui dit : Viens, je te donnerai le repos et ce repos développera la vraie vie.  Ensemble, nous pourrons alors signifier le repos et le diffuser aux personnes autour de nous.
Est-ce pour autant que tout va toujours comme on le souhaite ?  Non, n’est-ce-pas.  La semaine dernière j’ai assisté aux funérailles de ma belle-sœur.  Elle n’avait que 52 ans.  Nous étions profondément attristés. Nous aurions tellement voulu  qu’elle puisse vivre encore.  Et nous pouvions nous poser des Questions : Pourquoi ?  Mais, nous avons choisi, ensemble avec la famille, de ne pas perdre notre grand ami, Jésus.  Nous nous sommes raccrochés à Lui et à la vie qu’Il donne. Nous continuons à bénir et à garder élevées les paroles de Dieu.  Lorsque l’ennemi nous attaque, ne perdons pas nos armes et ne perdons pas notre Seigneur mais, au contraire, tenons ferme. Et nous remarquerons qu’il y a des issues pour continuer à vivre et plus que cela. Nous pourrons continuer à monter vers l’ennemi, le voleur, nous monterons à partir de cet évangile qui est tellement bon et qui trouve son origine dans la relation.  Notre relation avec le Seigneur peut devenir de plus en plus rapprochée. Ne nous laissons jamais voler la certitude que Dieu est notre Père et que Jésus est notre meilleur ami.  Réfléchissons-y.  Méditons-le, nous y trouverons la vie, la chaleur, la consolation et l’encouragement.
Je veux conclure en disant : Faites votre choix.  Quant à moi, je vais aller vers les Philistins et ils verront qui est mon Dieu. Et c’est Lui, et non pas eux, qui vaincra. 
 
Amen.
 
Prions :
Merci Père pour cette relation dans laquelle nous sommes dans la liberté et la vie.  Vous nous faites tant de bien.  Merci parce que nous pouvons construire avec vous cette relation.  Nous sommes dans l’attente de la vie qui s’y manifestera.
 
Amen.