Monday, June 24, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Suivre l’Agneau
Message annoncé par Duurt Sikkens
 
 
 
Vous connaissez tous la parabole de la brebis perdue. Lisons d’abord ce message. Commençons avec Matthieu 18 verset 10. Jésus bénit des petits enfants et se met ensuite à comparer les adultes avec eux. Il les nomme ‘petits’. Je ne dois pas vous dire tout cela, vous connaissez très bien le récit.
Ensuite, il continue à parler de ces petits. Soudain, il dit: ”Gardez -vous de ne mépriser aucun de ces petits: car,  je vous dis, leurs anges aux cieux voient constamment la face de mon Père qui est aux cieux”. Ces ‘petits’ sont les croyants. Car, si vous pensez que tous les enfants sur la terre ont  un ange, ces anges font mal leur travail, car combien d’enfants ne meurent-ils pas, comme vous savez. Donc, réfléchissons un instant. Il s’agit des petits. Et ces petits, c’est nous. Nous ne sommes pas grands, nous sommes petits. En grec,  pour le mot “petit” il y a ‘micron’. Et chacun sait qu’ un  tel “homme-micron”, c’est toi. Ceci n’est pas évident. “Ne les méprise pas”, dit Jésus. Et “mépriser”, veut dire « les estimer faibles, insignifiants ». Ce sont des gens qui se trouvent eux-mêmes plus importants que les autres. Donc, ‘estimer insignifiant’ c’est ‘regarder quelqu’un avec condescendance’, s’estimer plus. C’est cela ‘mépriser’. Et Jésus a toujours eu un faible pour les petits, les méprisés, les moindres, les derniers, les plus bas. Les effacés, les inaperçus, les insignifiants, les discrets dans ce monde, oui. Et les anges des croyants sont toujours en contact avec le Père. Ensuite vient une expression très forte: ‘Le Fils de l’homme est venu pour sauver ce qui était perdu’. Voilà le nœud du message: “Ce que j’ai perdu,  je dois faire en sorte de le retrouver et de le garder. C’est pour cela que je suis venu”, dit Jésus.
Que fais-tu quand tu perds quelque chose?  Quand tu perds quelqu’un? Tu cherches!  Et là-dessus, Il raconte une parabole. Car c’est une question que je dois me poser continuellement et c’est ce que je fais. Autrement-dit : “Est-ce que je suis à l’affut de sauver ou non? Est-ce que je veux sauver ce qui est à sauver ou non?”  Car si je lâche cela, alors je perds quelque chose, c’est sûr.
 
« Hé vous, que pensez-vous?” dit Jésus. Je trouve super la question qu’Il pose, car on y lit souvent par-dessus. “Que pensez-vous?”  Je pense que Jésus fait planer cette  question  dans un silence, voulant donner ainsi l’espace d’y réfléchir un instant. Le verset 12: “A votre avis, si un homme possède cent brebis et qu’une d’elles vient à s’égarer, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes pour s’en aller à la recherche de celle qui s’est égarée?”  Et s’il parvient à la retrouver, en vérité je vous le dis, il tire plus de joie d’elle que des quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, on ne veut pas, chez votre père qui est aux cieux, qu’un seul de ces petits se perde”.  Il s’agit ici des petits. “Que pensiez-vous?  Une autre traduction dit: “Ou pensiez-vous que cela fonctionne autrement,  car si c’est le cas, vous ne comprenez encore rien à Dieu”.  Il se trouve écrit: “Un homme”.  Littéralement, un homme ou un autre homme. Une personne au hasard. Et ensuite, vient ce mot célèbre “égaré”. Ce mot signifie fondamentalement : ‘perdre le chemin’.
Je me souviens qu’une fois à Amsterdam,  je cherchais un chemin,  mais comme dans la ville tout était arrêté à cause d’un marathon, je me suis dit tout d’un coup: “Je vais demander le chemin”.  Je sors, j’aborde un couple qui se trouve en face de moi et dis: “Madame, monsieur, j’ai perdu le chemin”.  La femme se retourne, son haleine alcoolisée  me souffle dans la figure et elle me dit: “Mon cher monsieur, cela nous arrive bien une fois à tous ”.  De l’argent perdu pour des gens qui appartiennent au troupeau. C’est de cela qu’il s’agit. Ceux qui appartiennent à un troupeau commencent tout d’un coup à tourner en rond, ils s’égarent. Ils se mettent à errer.  Les cercles évangéliques sont remplis de  ces ‘relishoppers’. Ils fouinent partout dans l’espoir de trouver quelque chose de nouveau à vivre. Mais en fait, vous comprenez,  ils sont bien détachés  du groupe et ne sont plus nourris. Ils ont perdu le berger. Le mot du texte de base est ‘planoo’. Cela signifie: ‘être tenté par le péché’,  être envoyé dans la mauvaise direction. He bien, cela aussi m’est arrivé. D’après certains, j’aurais dû croire à la prédestination. J’aurais dû continuer à croire d’ être pécheur pour l’éternité. Quand tu arrives à ce niveau-là,  tu peux dire que tu es vraiment sur une fausse piste. Tu ne le veux pas, mais c’est pourtant bien ce qui t’arrive.  Et dans toutes sortes de cercles,  ils ont imaginé des bas-côtés à la route pour  que l’on puisse malgré tout marcher quelque part. Ce sont d’étranges façons de penser qui ne font de bien à personne, tu en deviens malade. ‘Séduire’ signifie ‘être guidé vers un autre côté’. Ce mot se présente le plus souvent dans le livre de l’Apocalypse. Donc, tu peux t’imaginer que la séduction va croître de plus en plus. C’est aussi pourquoi je prie: “Ne nous laisse pas tomber à la tentation du malin”. Le diable est le grand séducteur, il est aussi connu et vu comme tel. Le Séducteur. Il essaie continuellement d’éloigner l’homme de la proximité de Dieu, c’est son but. Tu n’as pas le droit de vivre heureux  et dans la paix.  Il est le ravisseur.  Tu circules comme une brebis fragile. Le mot grec signifie aussi ‘être trompé’. On te dit quelque chose et tu constates après coup que ce n’est pas vrai. Surtout par rapport aux guérisons corporelles.  Ce sont alors des déceptions énormes, et ces pauvres brebis se laissent imposer les mains par n’importe qui. De préférence dans des pays lointains.
 
Cela signifie aussi : ‘Être mené sur une fausse piste’. Ce ne sont pas ‘les sentiers de justice’ du Psaume 23. Dans  certains cercles évangéliques par exemple, on rencontre très souvent la pratique de l’adoration du Saint-Esprit. Tu entends des choses impensables. Mais non, il n’est pas possible d’adorer le Saint-Esprit. Cela se trouve clairement dans Apocalypse: ‘Adore Dieu’. Nulle part dans la Bible on parle de l’adoration de l’Esprit. C’est donc très vague; et cela peut te mener dans une certaine euphorie. Ainsi, dans Luc 21 verset 34, Jésus a dit: “ Tenez-vous sur vos gardes de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans l’ivrognerie”.  Ils se jettent eux-mêmes dans une euphorie spirituelle comme celle autour du veau d’or. Et cela s’appelle aussi ‘se tromper’. Simplement ‘se tromper’. “Je me suis trompé”. Je peux te dire que j’ai connu toutes ces choses et qui ne les a pas connues? Qui de nous n’a pas connu des gens qui ont essayé de te mettre sur une autre piste, pour te détourner, te dévier ou te séduire au péché. Vient le moment où tu te dis :  “Je me suis trompé”.  Et maintenant, mets-toi à la place de cette brebis. C’est un membre de l’Eglise, quelqu’un qui à l’origine appartenait à un troupeau. Sophonie en parle dans le chapitre 3 verset 18: “Affligés hors de la fête,  j’ai écarté de toi le malheur pour que tu ne portes plus l’opprobre. Je vous rassemblerai, car ils font partie de Toi”. Une déclaration magnifique. ‘Loin de l’assemblée’. “Sois certain,  Je les ramène” dit le berger, “car ils font partie de Toi”. C’est beau n’est-ce pas? Et l’œuvre de VOX est dirigée dans ce sens,  elle vise des individus, des isolés. Car , suppose qu’un jour, comme brebis, tu te coinces complètement. Tu t’égares, ou tu fais autre chose, mais tu te coinces. Cela peut même se produire ici, dans cette pièce. Tu peux être fidèle chaque dimanche, mais il est tout à fait possible que tu te sois égaré spirituellement, que spirituellement tu sois dans une impasse. En fait, tu es alors expatrié. Tu te détaches du berger, car un troupeau existe par la grâce d’un berger, c’est lui qui les tient ensemble. Il peut même arriver que tu t’éloignes de toi-même. Que tu ne saches plus rien du tout: “Qui suis-je en fait?  Suis-je bien une brebis? Fais-je bien partie du troupeau? C’est une crise d’identité spirituelle. Mais cela a aussi à voir avec une sorte d’angoisse de la liaison. Tu n’oses pas t’insérer dans un groupe, tu n’oses pas, car tu mets ta liberté au-dessus de tout, mais en fait, tu la confonds avec la solitude. Cela peut être une chose très délicate dans tes idées. Oses-tu t’insérer, oses-tu appartenir à un groupe, car ta vie dépend de ce groupe. Oses-tu donner à l’autre une chance de t’aimer ? Oses-tu avoir un prochain à côté de toi qui te témoigne de la miséricorde, qui est simplement bon pour toi ? Ou dis-tu: “Oh, je m’en tirerai bien tout seul, je ne veux pas être à charge d’un autre”.  Et toutes ces sortes de remarques qui te séparent de l’amour de l’autre en qui Dieu agit. Veux-tu être aimé ou ne le peux-tu pas?  N’es-tu habitué à rien? Alors, tu es quelqu’un qui doit être pris dans les bras.  Mais les gens solitaires, complètement seuls, je veux dire spirituellement, sont très vite la proie des loups. Et quels loups sont à ton avis les plus dangereux ? Ceux en habit de brebis.  Jésus est vraiment en colère contre ces loups-là en habit de brebis. Sais-tu ce qu’Il a dit un jour?  Je ne le dis pas si fort que lui, mais Il a dit: “Bande d’hypocrites, vous traversez les mers et les océans pour en convertir un seul et celui-là devient deux fois pire que vous”. Dans Matthieu 23 verset 15 Il dit: “Vous en faites un enfant de la géhenne”.  Ce sont les loups!  Ezéchiel a prophétisé sur eux. “Sais-tu pourquoi ils s’égarent ? » “Parce qu’il n’y a pas de berger” dit-Il. “ Personne pour les tenir ensemble”.
Et l’équipement du bon berger – vous le savez bien – ce sont deux bâtons.
L’un se nomme “Faveur” , et l’autre “Liens”. Tout cela est écrit dans Zacharie 11.  Mais sais-tu ce qui est pire encore?  Suppose que tu voies comment une brebis se sauve, elle s’égare, tu la vois séduite par le péché, elle se trompe, elle est trompée, l’un de nous. Vas-tu continuer à lui donner des coups de pieds par derrière?  Lui envoyer une lettre, un e-mail?  Dans ce cas, tu es dans l’erreur, car la seule chose que Dieu cherche, c’est le dialogue. Va voir la brebis. Oui, et puis il y a un texte chéri d’un tas de gens dans Matthieu 18 verset 15 qui dit: “S’il pèche, va vers lui et punis-le entre quatre yeux”.  Sais-tu ce qui se trouve dans le texte originel? ‘Aide-le à se redresser. Tu ne lui donneras pas de coups. Il sait très bien qu’il a péché.  Mais aide-le à se redresser, qu’il redevienne droit. Ne juge pas.  Des gens qui se voient régulièrement, ne s’envoient pas un e-mail,  ni une lettre de réprimande.  Judas en est aussi devenu la victime. On lui disait: ”Que nous importe.  A toi de voir”. ( Matthieu 27 verset 4). C’est ça donner un coup de pied en plus.
Et que fais-tu alors de cette brebis? Cette brebis galeuse. Tu as ton commentaire et tu condamnes trop facilement. Mais tu peux aussi lui rendre visite et essayer de redresser les choses. Mais, voilà que cela ne réussit pas. Peut-être à deux? Cela aussi ne réussit pas. Ensuite, dans le verset 17, Jésus dit: “Oui, alors il est pour toi un païen et un péager”. Alors voici ma question: “Qui fréquentait les païens et les péagers?” Notre Seigneur, car s’il est redevenu un païen et un péager, tu peux lui apporter l’évangile. Recommence à nouveau!  Ne raye jamais personne! Sinon, tu ne comprends encore toujours rien à l’évangile. Tu as méprisé les petits. Tu ne dois jamais reprocher un péché à quelqu’un. De toute façon, il est pardonné! Comment parles-tu de tous ces gens, tes voisins qui habitent près de chez toi. Que penses-tu d’eux? Que pensons-nous les uns des autres? Ai-je un passé?  Oui, heureusement; hé bien, c’est du passé!  Mais donner un coup de pied supplémentaire, c’est vraiment grave. Tu piétines quelqu’un qui est déjà par terre. Veux-tu être un bon berger?  Si tu l’es, les gens te prennent à cœur, sinon tu n’es qu’un mercenaire, et tu ne comprends encore toujours rien de l’offrande de Jésus, car Il est mort pour l’ami et l’ennemi. Il est même devenu une brebis galeuse, t’en rends-tu compte? ‘Brebis galeuse’  signifie qu’il prend toute faute sur lui. Même  étant complètement innocent, Il disait: “Laisse-moi donc la porter. Fais de Moi une brebis galeuse, ainsi tu seras débarrassé de la faute”.  Que penses-tu de cela? Je ne dois plus raconter le rituel du “Jour du grand Pardon”. La plupart d’entre vous le connaît bien. On envoyait deux boucs chargés des péchés du peuple dans le désert. C’est ce que fit Moïse ou le grand-prêtre.  On posait les mains sur la tête du bouc et  ensuite on l’envoyait dans le désert. Il portait symboliquement tous les péchés. Une image de notre Seigneur Jésus. Cela s’appelle en anglais ‘scapegoat’. Vous ne l’avez jamais lu?  He bien, ‘scape’ vient de ‘to escape’, ‘s’échapper’. Tu t’échappes grâce à l’offrande de Jésus. Tu échappes à la condamnation. “Ainsi, il n’y a pas de jugement pour celui qui est en Jésus-Christ” dit Paul dans Romains 8:1. Jésus, quel homme! “Donne-moi tes fautes”.  Donc, lorsque Jésus pendait à la croix, dans le ciel, c’était le jour du Grand Pardon.  Et tout fut accompli. Quel amour, quelle miséricorde que ce divin sabbat spirituel  qui permet à l’homme de revenir  dans le calme, - et qui a eu lieu sur le Golgotha. “C’est grand” dit Jean dans le chapitre 19 verset 31.
 
‘L’amour’ dit Paul ,‘l’amour de Dieu – il s’agit de l’agapè – ne cherche pas soi-même’. Connais-tu cette expression? Je cherche l’autre. C’est aussi ce que Dieu fait.  Je cherche l’autre, je cherche celui que j’ai perdu. Je trouve tellement beau qu’ici, Jésus parle du berger qui dit: “Je laisse les 99 brebis ici, elles s’en sortiront bien”. Oui, c’est magnifique non? Car celle qu’il a perdue, il la prend bien plus à cœur que les 99 autres. Car quand il l’a retrouvée – en fait, il est écrit: ‘et quand il arrive qu’il l’a trouvée’ - . Cela peut aussi ne pas arriver.  En anglais, il est écrit: ‘If he happens to find it’, ‘quand il a la chance de la retrouver’.  Car il cherche, mais il se peut qu’il ne la retrouve pas.
Mais s’il la retrouve… que dis-tu alors? Peut-être qu’elle a très peur, peut-être bien qu’elle se sent coupable. Mais toi, montre que tu es heureux de l’avoir retrouvée.  Je trouve cela amusant qu’il est plus heureux avec celle-ci qu’avec toutes les autres. Il jubile. Comment les 99 autres réagissent-elles?  “He bien, disent-elles, nous avons toujours été fidèles. Nous n’avons jamais eu une petite fête”. Tout comme le frère du fils perdu.  Fais donc une fête du retour et fête avec le berger. Les anges aussi fêtent.
Ce que je te demande,  c’est de regarder autrement les frères et les sœurs qui pèchent,  les chrétiens qui s’égarent.  Sépare les hommes de toutes les religions du monde entier et cherche. Cherche tout simplement. Tu les rencontre partout, dans chaque Eglise ou cercle.  Il faut que ton seul ressort soit la miséricorde, oui. Sinon, il se pourrait qu’une brebis vienne soudainement à la découverte qu’elle a commis des fautes, qu’elle a “péché”,  et qu’ elle a peur de revenir.  Car elle a encore reçu une pierre à la figure et un coup de bâton. Est-ce qu’une brebis perdue ose encore aller vers toi?  Que dégages-tu? Une disposition à pardonner?  De la miséricorde? Ou méprises-tu les petits? Peux-tu encore t’émouvoir et par quoi?  Qu’est-ce qui te remue, qu’est-ce qui vit en toi? Quelqu’un qui a roulé sa bosse partout vient dans la communauté et tu connais son passé. Est-il le bienvenu ou non?  Peut-être se trouve-t-il à la sortie, les jambes tremblantes, en train de fumer son cigare, terriblement nerveux. Est-il bien venu ou non? Lis bien le récit du fils perdu, car il est écrit que le père alla à sa rencontre…Il courait à sa rencontre!  Quel père! Le voilà donc ! Quel rayonnement!  Donc, la question que je me pose est – car je me remets toujours en question – “Suis-je bien un bon berger? Quelqu’un peut-il se confier à moi ou non?” Ou te sens-tu obligé d’étaler directement ce que tu penses? Dans ce cas-là, c’est bien triste. Je préfère quelqu’un qui m’embrasse dans le silence et qui ne dit plus rien. Si j’ai fait fausse route,  avec lui je me sens en sécurité. Donc, encore quelques idées sur une brebis. En grec, il y a ‘probaton’.  Cela signifie pionnier, quelqu’un qui marche devant. Une petite brebis, mais tu peux aussi employer une chèvre.  C’est aussi du petit bétail, le micron.  La brebis est l’image de l’homme intérieur, de ton esprit, de ton âme. Et Jésus choisissait aussi le petit bétail: un agneau. Cela aussi donne à réfléchir. Tu peux même dire: “un agnelet’. Donc, plus petit, il n’y a pas. Le petit bétail, ceux qui viennent juste de naître, tout juste baptisés.
Cherche dans Genèse le passage sur le troupeau de Jacob avec tout ce petit bétail. Jacob doit rencontrer Esaü, Genèse 33 verset 13 et 14, voilà ce qui se passe: “Monseigneur sait que les enfants sont délicats et que je dois penser aux brebis et aux vaches qui allaitent”. Tu as déjà compris, il s’agit de l’Eglise;– ‘si on les surmène un seul jour, tout le bétail meurt.
A quelle vitesse allait le troupeau? Lentement. Lis plus loin: ‘pour moi, je cheminerai doucement au pas du troupeau que j’ai devant moi et au pas des enfants (il parle à Esaü), jusqu’à ce que j’arrive chez Monseigneur, en Séïr. Que penses-tu de cela? Jacob est vraiment un bon berger, non? Il ne presse personne. Il s’adapte au tempo des enfants et du bétail. Il y va doucement. Ils sont de tous côtés, flairent partout, tandis que des enfants se mettent à courir un bout de chemin. Que fait alors le berger? He bien, il attend que les choses se passent, que le tintamarre cesse. Voilà son attitude. Paul dirait: “Ceux qui croient, ne se pressent pas”. Comment trouves-tu cela? C’est les petits qui déterminent le tempo, en effet, le micron. Voilà un vrai berger.  Il est dit de Jacob et d’Abraham qu’ils étaient de bons bergers.  Ils tenaient cela de Dieu, n’avaient-ils pas eu Dieu comme berger?  Ainsi, Dieu ne te presse pas. Il ne fouette pas le troupeau pour le faire avancer,  mais Il mène les brebis vers les eaux du repos. Tu as aussi les boucs. Le bouc, le symbole de quelqu’un de têtu. Ils ne veulent pas écouter. Ils préfèrent les choses brutales et ont tout simplement une grande gueule. Mais leur plus grande caractéristique est de vouloir dominer.  Ils dominent, mais finalement les brebis seront séparées des boucs. L’agneau, c’est toujours le symbole de la douceur et de l’innocence, il est aussi le symbole de la faiblesse. Il ne sait pas se défendre seul, il est fragile. L’Agneau de Dieu; tu le vois, là, dans le monde invisible, où Dieu est en train de protéger le petit agneau. Ce petit agneau court devant; car nous disons tranquillement comme  Apocalypse 14 verset 14: “Nous suivons l’agneau partout où il va”. Et où cela nous mène-t-il?  ‘Suivre l’Agneau’ signifie donc suivre à son tempo. Suivre selon sa nature miséricordieuse et ensuite, le salut et la bonté te suivront. Et quand l’Agneau de Dieu se retourne, regarde en arrière et nous voit, Il peut dire: “Le salut et la bonté Me suivent”, car de ces brebis, de ces gens se dégagent le salut et la bonté. Ce sont donc des “disciples”. L’expression “suivre Jésus” est employée à tort et à travers. Mais qui ose suivre dans l’impuissance, dans la faiblesse? Qui ose faire cela? L’Agnelet va devant nous.
Je lis encore un passage d’un prophète à l’intention d’une de nos sœurs internée dans un institut psychiatrique ; ce passage l’aidera très fort et la tiendra en vie:
“Pour vous. Pour vous, les opprimés, les anxieux, les piétinés de tous les côtés, les violés et les réfugiés. Il y en toi a un profond désir d’amour, d’être aimée. Un  désir si fort et impatient qu’il devient un gémissement. Et ce désir, Dieu y répond sous la forme d’un homme, un homme dans la stature de Dieu. Dans toutes vos blessures, dans votre faiblesse, dans votre tristesse cachée, confiez-vous à ceux qui  sont fidèles à Dieu. Et ensuite? Désirez-vous aussi cette manière d’être homme, dans laquelle chacun se sent en sécurité auprès de toi, parce tu es un homme plein d’amour. Une des sources fiables de Dieu, son arbre.  Alors, tu pourras délacer les opprimés, mettre en liberté les angoissés, élever les parias, donner la vie véritable aux exploités et le toit éternel aux réfugiés. Tu pourras établir les méconnus. Faire valoir la grâce pour les condamnés et il sera dit de toi: “Voici, Mon Bien-aimé, écoute-le”
 
Amen.
 
 
 
Je ferai une courte prière: “Père, apprends-nous à être un agneau et à devenir un bon berger.
 
Amen”.