Tuesday, October 22, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

Text Size


Agar
Par Duurt Sikkens
 
 
 
Je voudrais parler d’Agar, et je pense que vous connaissez tous le récit sur Abraham, Sara, Ismaël et Isaac.
Je parle de ce qui est écrit dans Genèse 16 et Genèse 21. Agar était une esclave égyptienne et elle devint la seconde femme d’Abraham. Savez-vous pourquoi?
Hé bien, Sara n’eut pas  l’enfant  qui lui avait été   promis et elle fit une proposition à Abraham en disant : il faut que j’aie un enfant, car je n’ai plus la patience d’attendre celui de la promesse. Abraham, fais un enfant à l’esclave. Le fils de la promesse se faisait trop longtemps attendre.  Que cet enfant soit fait d’une manière purement naturelle, selon la chair.
 
De quoi ce récit est-il l’image ? Je vais vous le dire. Il y a deux sortes de croyants, des naturels et des spirituels. Le chrétien spirituel, régénéré, né à nouveau, s’occupe d’autres choses que le naturel. Tu as donc des Isaac et des Ismaël pour ainsi dire. Les croyants naturels parlent toujours de la manière dont il faut se conduire dans le monde.  Pour eux, leur seule préoccupation est la conduite morale sur toutes sortes de terrains et ils appellent cela leur vie chrétienne. Dans Romains 8:4, on parle d’une vie selon l’esprit. Tu marches dans un monde invisible, le ciel, et tu te préoccupes de choses spirituelles. Si tu fais cela, tu es évidemment un homme bon. Jésus l’a signalé si souvent. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu, et le reste viendra de soi. Tu te préoccupes   encore trop souvent ces choses terrestres et tes prières et tes témoignages concernent encore toujours ces choses terrestres. Tu pries pour toutes sortes de choses, mais cela n’est vraiment pas nécessaire. Chers amis, occupez-vous surtout des choses spirituelles. Savez-vous ce qui est important pour le croyant naturel ?  La servitude. Au cours de sa vie, Luther a beaucoup écrit à ce sujet et cela était révolutionnaire en son temps. Être toujours disponible, même jusqu’à
se négliger soi-même. Et quand tu te raies complètement de la carte, tu ne comptes plus du tout…Est-ce cela?
Moi-même, j’en ai aussi été la victime, et il y a dix ans, je me suis débarrassé de ce jouc d’esclavage. Il fallait que je sois continuellement au service des autres. Je pensais que Dieu exigeait cela de moi, mais tu es un esclave, ou une esclave. Et tu souris malgré toutes tes difficultés car ne dois-tu pas avoir la mine d’un chrétien courageux ? Quelle manière excécrable de vivre. Et en plus, tu crois que tu travailles pour un salaire, une récompense. Cela concerne la prestation et pas la grâce. Mais il se trouve tout de même écrit dans la Bible: “Ton salaire est chez moi”. Connaissez-vous cette expression d’Apocalypse 22? C’est le produit de l’oeuvre de Jésus. Ce sont les hommes. Des hommes, rachetés du péché et de la mort. C’est la récolte de Son travail.
 
Les esclaves sont toujours redevables. Ils sont obligés de travailler. Tu peux être sorti d’Egypte, si tu comprends ce que je veux dire, mais si l’Egypte n’est pas sortie de ton coeur, tu n’entres pas dans la Terre Promise. Ces personnes-là – et j’en faisais partie – demande continuellement à Dieu: “Seigneur, que veux-Tu que je fasse, que veux-Tu que je fasse aujourd’hui”. Suppose que ma femme me demande cela tous les jours, n’est-ce pas là la preuve d’une mauvaise relation? Jésus est l’homme spirituel et l’Eglise est sa femme spirituelle. Le second Adam et la seconde Eve qui vivent une relation maritale spirituelle. Ce qui est agréable avec ma femme, c’est que quand je lui demande: “Qu’est-ce que que je peux faire pour toi?” elle me répond toujours:”M’aimer!” C’est merveilleux!
 
A un moment donné, quelqu’un demande à Jésus: “Que dois-je faire pour hériter la vie éternelle?” Que dois-je faire. Alors, je te demande: “ Que dois-tu faire pour un héritage?” Rien du tout! C’est cela la grande différence entre la grâce et la récompense. Je lisais un jour dans un faire part de décès: “Sa vie était le travail”.
Pauvre petite vieille. Elle n’a jamais su qu’on tenait à elle”.
D’ailleurs, si c’est comme ça, tu ne connais pas le Seigneur. Et encore moins notre Père, car Ils ne te fréquentent pas de cette façon-là. Tu te bornes toi-même par tes occupations religieuses, en t’imposant un tas de choses. Tu t’imposes un jouc. Par exemple, tu dis:   désormais je vais méditer, je vais lire ma bible, prier chaque jour, désormais je vais faire ceci et cela. Pourquoi t’imposes-tu toutes ces choses? Est-ce que Jésus l’a demandé? Et ils appellent cela “être disciples” et il faut en plus suivre des cours. Tu ne comprends vraiment rien à rien de l’amour d’une relation. Et à la fin, tu finis esclave. Savez-vous esclave de quoi? De la considération. Tu deviens esclave de la considération. Tu es constamment occupé avec tes propres choses, au lieu de l’être avec les choses du Père. Jésus avait 12 ans et Il le savait déjà. Je m’occupes des choses de mon Père” disait-il.
 
Je vous lis de Luc 17, là où Jésus dit:”Qui d’entre vous, s’il a un serviteur qui laboure ou garde les bêtes, lui dira à son retour des champs:” Viens te mettre à table”? Ne lui dira-t-il pas au contraire”? Prépare-moi de quoi diner, ceins-toi pour me servir; jusqu’à ce que j’aie mangé et bu; après quoi, tu mangeras et boiras à ton tour”? Voilà comment cela fonctionne, dit Jésus. Hé bien, si tu as fais ce qu’on t’avait ordonné, tu arrives à la conclusion: “Nous sommes des esclaves inutiles. Nous n’avons fait que ce que nous devions faire.” Cela n’est pas une vie. Cela ne témoigne pas d’un bon rapport marital. Et tu ne comprends toujours rien. C’est pourquoi Jésus dit d’une façon si tranchante: oui, cela ne se peut plus clair. Cela n’a aucun rapport avec la foi et la grâce. Encore un encart, dans Jean 8:35. Là, Jésus dit aux gens qui avaient d’abord cru en lui, (c’est dans le texte de base: Qui avaient cru en lui. Car, pendant tout un temps, ils trouvent cela très beau, surtout quand Il guérit mais après, quand il parle, ils s’en vont) Jésus dit: “Je vous délivrerai”. Ha oui? Disent-ils, “sommes-nous esclaves”? Conclusion logique. Et Jésus dit en même temps: “L’esclave ne reste pas toujours dans la maison, le fils, bien”. Une autre traduction dit: “L’esclave n’a pas d’endroit fixe”. C’est là la différence. C’est un fait, un esclave n’est pas héritier.  Voilà, nous y sommes. Il reçoit tout au plus quelques cadeaux. C’est ce que faisait Abraham. Il offrit des cadeaux aux gens qui étaient esclave ou qui partaient de chez lui. Tu peux aussi recevoir des cadeaux spirituels. Tu as reçu la guérison ou quelque chose de semblable, mais celui qui hérite ne reçoit pas par mérite; tu reçois quelque chose après la mort de quelqu’un. Et Jésus mourut, Il a été vraiment mort. On ne peut plus mort. Et ainsi, tu reçois sa succession, son héritage….qu’est-ce l’héritage de Jésus? Son Esprit! Oui, là où est l’Esprit, est la vie, et c’est cela le Royaume de Dieu. Nous l’avons hérité. Donc, tu ne reçois pas un héritage par surcroit. Tu as déjà reçu ce qu’il y a de plus beau. Donc, j’oppose le chrétien naturel au chrétien spirituel. On peut dire aussi: une Agar en face de Sara.
Paul développe ce thème dans une lettre à la communauté de Galatie. Ils avaient bien commencé, eux aussi, il s’agissait d’être des fils et de la perfection. Mais…ils étaient devenus parfaits dans des occupations terrestres. La communauté marchait comme sur des roulettes: une organisation parfaite, un service de chant magnifique, des sermons les uns plus beaux que les autres, tout était formidable, tout était sous contrôle. Et il dit: “Hô Galates stupides, avez-vous perdu votre bon sens?” “Êtes-vous devenus insensés” demande-t-il? Qui vous a ensorcelés? “Je ne veux savoir qu’une seule chose de vous: avez-vous reçu l’Esprit en respectant la loi ou en écoutant et en croyant. C’est la seule et unique chose que je veux savoir de vous”. Il le dit encore une fois: Vous avez commencé dans l’Esprit, mais vous êtes devenus parfaits par vos propres forces, par vos activités, vos occupations. C’est vraiment impossible (j’ai mélangé plusieurs traductions). Ce n’est pas admissible! Plus tard, il dira: “Vous êtes sous une malédiction, vous n’êtes pas libres, vous ne connaissez pas Dieu et vous ne connaissez pas le Fils non plus. “Car votre jouc d’esclavage est une malédiction. Et en plus, vous continuez à prier et à demander de la force pour tenir bon. Une existence d’esclave! Supposez que ma femme ne fasse que prier sans arrêt pour qu’elle obtienne la force de tenir le coup avec moi. Alors, je crois qu’il y a vraiment quelque chose chose qui ne colle pas!
 
Nous voilà à Genèse 16:8. Cherchons ce passage dans la bible.
Dans Gen. 16:8, un bébé est né, Ismaël. Et Agar ne fait qu’irriter Sara en disant: je suis enceinte, et toi pas! Cela agace Sara, je peux bien me l’imaginer. Et puis, Abraham dit: “Dis-moi ce que je dois lui dire”. “Renvoie-la”, dit Sara. “Je ne la supporte plus”.  Agar est renvoyée et elle fuit ; 16:7. “L’ange de l’Eternel la rencontra près d’une source dans le désert, la source qui est sur le chemin de Shur. Il dit: “Agar, servante de Sara d’où viens-tu, et où vas-tu?”
Que trouves-tu de cette question? Ce sont les questions originelles de ton existence: d’où viens-tu, où sont tes racines, où vas-tu? Cher ami, quelle est ton origine et où vas-tu? Et ensuite , dans le verset 9 se trouve: “Retourne chez ta maîtresse et  sois-lui soumise” Cela signifie: présente tes excuses, mais en fait, ici, cela signifie quelque chose de spirituel: soumets ta façon naturelle d’être chrétien-esclave à la spirituelle, celle de la promesse. C’est l’idée qui se cache derrière le verset. Paul le dit autrement, il dit: Tu dois t’en purifier. Consède-le. Cesse avec toutes ces choses naturelles, ta famile, ta carrière et toutes ces prières que tu fais. Ce n’est pas nécessaire! Occupe-toi donc des choses de ton Père, le reste viendra bien de soi, et je connais ici certaines personnes qui le font tout simplement. Cherchez   d’abord le Royaume, le reste est en supplément, en prime.
 
D’Ismaël, il est dit dans le verset 13 qu’“Il habitera en face de tous ses frères”. C’est une expression remarquable. Littéralement, il se trouve écrit: “Il habite vis-à-vis de ses frères”. Le chrétien naturel habite vis-à-vis du chrétien spirituel. Comprends-tu ce que je veux dire? Les chrétiens selon la chair les (Esaü) persécuteront les chrétiens selon l’esprit. Donc, d’où vient la plus grande adversité? De ton propre cercle! Cela  s’est passé avec tous les prophètes. Cela est arrivé à Jésus, à ses disciples. La plus grande adversité vient des gens qui disent croire en Dieu.  Ensuite, il se passe quelque chose de très émouvant. Agar nomma le nom du Seigneur qui lui avait parlé.  Dans une autre traduction, il y a: elle nomma le trait caractéristique de Dieu, car dit-elle, Tu es le Dieu qui voit de la vue. Tu me vois  et cela m’a émue et touchée. Elle est renvoyée et Dieu la voit. Elle arrive  à un point et il se trouve littéralement écrit: “Source du Vivant qui me voit”.
Sara était dans son droit, mais que veux-tu, Dieu  se soucie aussi du sort d’Agar. Où Agar découvrit-elle cela? A la source. Tu es découvert près d’une source. La source du Vivant.
 
Je te pose une question: vois-tu les gens avec les yeux de Dieu? Il y a encore trop de gens, de chrétiens naturels, qui ne prêtent attention qu’à l’extériorité. Ils jugent ta conduite. Leur regard se limite à cela, ils ne voient que les choses qu’ils ont devant les yeux. Ils font beaucoup de ragots, ils savent beaucoup  par rapport à toutes sortes de circonstances naturelles, les mariages, les divorces. Ils savent exactemment ce qui est admisible et ce qui ne l’est pas, ils parlent à l’infini de normes et de valeurs. Toutes des choses terrestres. J’appelle cela une soupe de feuilleton   chrétien. Mais regarder l’intérieur de l’autre, voilà qui est beau. Dieu voit le coeur, disons-nous, mais est-ce que je fais de même? Car ce mot signifie “avec des yeux éclairés”. Ils sont éclairés par l’amour de Dieu et ainsi, tes yeux deviennent des lampes. Dans ce cas, tu peux éclairer les gens avec l’amour de Dieu.
  Je peux te dire combien c’est guérissant si quelqu’un t’écoute vraiment. On a aussi de ces chrétiens qui ont, tel est le terme qu’emploie la psychologie sociale: un “me too-button”. Connaissez-vous cela? Un bouton sur lequel il est écrit: moi aussi. Savez-vous ce que cela signifie? Je vais vous en donner un exemple. Vous racontez une expérience de jeunesse que vous avez vécue et l’autre dit: oui, oui, moi aussi j’ai connu ça, et il commence à raconter son récit. Il ne t’écoute plus. Il y a dans le monde, des gens qui savent mieux écouter et qui sont plus miséricordieux que des chrétiens. Ces gens-là, Jésus les a vus ces gens et Il leur a donné un nom. Il dit: Heureux les miséricordieux. Les voilà, car à eux sera fait la miséricorde. Dans le sens de: tu  as été miséricordieux, et maintenant, entre dans mon Royaume. C’est cela la miséricorde de Dieu.
 
Qui es-tu? Veux-tu que ton identité vienne à la lumière ou joues-tu encore toujours un rôle? Il s’agit bien de ton âme, n’est ce pas? Tu ne peux échapper à ton identité. Il est bon que tu y réfléchisses: qui suis-je? Tu peux  t’évader dans toutes sortes d’occupations, mais la question centrale reste: Qui es-tu, d’où viens-tu et où vas-tu?
Tout ce que ma femme fait n’est pas la raison pour laquelle je l’aime,  je l’aime pour qui elle est. Si tu fuis, tu cours le risque de te perdre, mais là encore, Dieu te cherche. Il ne te perd pas des yeux , ni de son coeur. Regarde Agar. Dieu a toujours de la compassion. C’est sa nature. Et ma question est: est-ce aussi notre nature? As-tu toujours de la compassion ou dis-tu: à un moment donné, cette compassion cesse.
Prenez Genèse 21. La seconde fois  qu’il est question d’Agar et d’Ismaël. Ismaël a douze ans. Isaac est né, il a trois ans. Ils ont une petite fête dans une tente et Ismaël se moque d’Isaac. Ce qu’il dit précisément n’est pas écrit, mais il se moque de lui. Il doit avoir dit quelque chose de bizzare au détriment de l’enfant de la promesse.
 
Lisez le verset 10 où Sara dit: “Chasse cette servante et son fils, il ne faut pas que le fils de cette servante hérite avec mon fils Isaac”. Je peux m’imaginer ce qui se passe. Elle est hargneuse. Mais Abraham se dit: Je n’aime pas cela. Il est écrit: “Cette parole déplut beaucoup à Abraham”. Il aimait Ismaël et il aimait aussi Agar. “Allons donc!” dit Dieu à Abraham. “Ne te mets pas en colère. Fais-le”,  en d’autres mots: “je me soucie bien d’Agar. Voilà comment Je suis”. Mais la promesse ne repose pas sur lui. Je lui donnerai un cadeau, il deviendra un très grand peuple. Mais Ma promesse repose sur ton fils Isaac”. Voilà pourquoi Isaac est une image de Jésus.  Tout comme Abraham est un père qui ressemble à Dieu, ainsi de même, Isaac est une image de Jésus. Tout comme Abraham est un père qui ressemble à Dieu, ainsi de même Isaac est une image du Fils.
 
Le verset 14. Le lendemain matin, Abraham prit du pain et une outre d’eau. Que ne s’est-il pas passé en lui? Imagine-toi. Il les donne à Agar, met l’enfant sur son épaule et la renvoie  avec l’enfant. Je trouve la scène très triste. Il la chasse! Heureusement, il se trouve écrit dans une autre traduction: Il lui donna sa liberté. Je pense qu’Abraham était un homme très bon. Agar, tu n’es plus une esclave, je te donne ta liberté, va donc. Il les a certainement regardés jusqu’à ce qu’il les perde de vue. Ils n’eurent plus jamais de contact.
Et les voilà tous deux, Agar et Ismaël devant leur propre désert personnel. Rejetés, dépaysés, donc en captivité. Et essaie-donc en captivité  et comme rejeté, de retrouver ta dignité. As-tu déjà parlé avec des gens qui ont été rejetés d’un mariage ou d’une relation ou de la société? Il est très difficile de leur faire retrouver leur dignité et leur valeur. Et si tu vis dans un pareil désert, cela signifie que tu devras dépendre de l’Esprit. Moïse vécut 40 ans dans le désert et il voyagea 40 ans avec un peuple nomade. Durant 80 ans, il ne vit que du sable et des pierres. Le désert est l’image de la vie naturelle dépourvue de vie éternelle. Pas de vraie vie. Et Jésus: 40 jours dans le désert, et n’oublie pas les nuits dans le désert. Être dépendant de l’Esprit. C’est parfois tout un combat, mais il conserve ton âme.
Le verset 15: Quand il n’y avait plus d’eau dans l’outre, elle jeta son enfant sous un buisson et alla s’asseoir  vis-à-vis, loin comme une portée d’arc, car elle disait: je ne veux pas voir mourir l’enfant. Tandis qu’elle était loin de lui, elle se mit à crier et pleura.
Tu t’imagines?  Un petit bonhomme de 12 ans qui te tient la main et l’eau qui manque. Une mère donne souvent la dernière goutte d’eau à son enfant. Et Agar dit: Je ne veux pas voir mourir l’enfant! Elle le prend et le jette sous un buisson et s’éloigne de l’endroit. Reconnais-tu cet acte? Être enfant de Dieu? Je jette cela sous le buisson. Car ceci est aussi une parabole!
Tu te dis: “Hé bien, j’ai fait de mon mieux, mais maintenant j’abandonne. Suis-je encore un enfant de Dieu, à quoi cela sert-il? Après tant d’années”?  La filiation est jetée sous les buissons et tu abandonnes.
 
Dans le verset 16, elle s’écrie et pleure.  Mais Dieu, ne se soucie-t-il pas toujours des gens qui s’écrient et qui pleurent ? Qu’écoute-t-Il? La voix de….qu’est-il écrit dans le verset 17? Il entendit les cris du petit!  Agar crie, mais Dieu entend la voix du petit. Evidemment, le petit pleure aussi. Car il ne sait pas pourquoi Agar pleure. Que pensez-vous? Que feriez-vous? Renvoyée par le père de l’enfant, renvoyée de votre milieu, tu es sans-abri. Comment te sentirais-tu? Agar pleure évidemment de tristesse, mais aussi de frustration à cause de l’injustice qui lui est faite. Une injustice qui vous est imputée, vous blesse au plus profond, n’est-ce pas! Que pensez-vous de la jalousie? En effet, Agar aura bien dû subir la haine de Sara. Pourquoi Abraham ne fait-il rien pour moi? Pourquoi n’est-il pas sur la brèche pour moi? Elle désespère. Que fais-tu quand ces choses-là jouent un rôle dans ta vie? Sais-tu ce qui se passe avec tes yeux à ce moment-là? Tu deviens aveugle, tu es aveuglé et tu ne vois plus d’exode, plus de porte de secours, plus d’échappatoire. Tu es devenu aveugle et sourd, tu ne perçois plus l’eau  vivante,vivifiante,  tu ne vois plus la source.    Et que se passe-t-il dans le verset 18. Que dit Dieu? Car cette filiation était presque morte:Debout!, prends l’enfant et tiens-le ferme! Qu’en dis-tu? Qu’est-ce que c’est, se mettre debout? C’est te lever de la tristesse, de l’injustice, de ta frustration aussi et aussi te lever de ton petit train-train chrétien. Et soulève l’enfant! Car c’est de cela qu’il s’agit. Être enfant de Dieu. Crois que tu es un enfant de Dieu. Lâche toute cette existence d’esclave, et elle te lâchera aussi. Laisse-toi guérir et ramasse ce que tu as de plus précieux: L’enfant de Dieu en toi-même. Donne de l’eau à cet enfant. Agar, tu es encore aussi aveugle qu’une taupe, cela est très compréhensible, mais tu es effectivement aveugle. Car où était Agar? Sans qu’elle le sache, elle se trouvait près d’un puits! Dieu lui ouvrit les yeux et elle vit le puits. Tu ne le vois pas quand tu es profondément frustré. C’est dommage. Soulève l’enfant, et que se trouve-t-il si bien écrit ?(verset 18): Debout! Soulève le petit et tiens-le ferme. Que penses-tu cette expression? Apprends à nouveau à l’enfant à marcher. Tiens-le par la main. Je trouve cela si tendre, si vrai. L’enfant de Dieu, tiens-le bien ferme par la main, car c’est cela, et Dieu t’ouvre les yeux  afin que tu vois un puits dans le désert. Tu peux donc te trouver près d’une puits et ne pas le voir. Jésus lui aussi a vécu cela. Il voyait tous ces aveugles spirituels autour de lui qui lui disait encore: “Oui, nous voyons bien”. Mais ils ne voyaient pas que Jésus, la source de vie, se trouvait en face d’eux. En effet, Il était la source de vie. Ils ne Le voyaient même pas. Sais-tu comment Pierre appelle cela? De la myopie, tu as la vue courte. Mais Dieu ouvre tes yeux, si tu le lui permets. Tu vois la source, tu y puises de l’eau, tu  apaises la soif de l’enfant de Dieu en toi et toi-même, enfant de Dieu, tu reviens à la vie. Vis à partir de l’Esprit, et tu vivras dans Son Esprit.
Je termine par quelques questions: Qu’est-ce qui te préoccupe intensément? D’où viens-tu et où vas-tu? Es-tu chair ou esprit? Encore une question: Veux-tu que l’on te découvre? Et veux-tu apprendre toi-même à regarder? Veux-tu guérir ? Dans ce cas, il y a la promesse: Tu deviendras plein de grâce! N’est-ce pas beau!
 
Amen.
 
 
Prions.
Père, apprends-nous à conserver précieusement ce que nous avons de plus précieux en nous, l’enfant qui est le tien. Que nous puissions nous garder dans ton amour. Que nous puissions nous débarrasser de tout ce qui ressemble à une existence d’esclave, et vivre librement dans la candeur de l’âme, comme tes enfants.
 
Amen.