Monday, June 24, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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Juger – Condamner

Message de Jan Fluit

 
 
 
Prenons Matthieu, chap. 12 :20 :
 
Il s’y trouve écrit :
« Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point le lumignon qui fume, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice ».
 
Le mot « justice » est la traduction du mot grec « KRISIS »
Ma Bible néerlandaise l’a traduit par « jugement »
 
 
Ce matin, je vous parlerai d’un très beau principe. Il soutenait la façon de vivre de Jésus et devra donc aussi soutenir la nôtre.
Nous voulons plutôt nous occuper de l’Evangile de Jésus que celui sur Jésus. Je crois d’ailleurs que ce choix-là, nous l’avons déjà fait ensemble.
Il n’y a rien de fautif à s’occuper de l’Evangile sur Jésus, à s’attacher à tout ce qu’Il a fait, mais je préfère m’occuper de l’Evangilede Jésus, de SA manière de vivre que nous aussi, nous pouvons mettre en pratique.
Dans ce cas-ci, de sa façon de juger, de ne pas faire basculer le jugement vers la condamnation, mais bien vers un redressement des choses. De faire triompher le pardon.
Il s’agit ici d’une attitude de base.
Et si nous suivons la sienne, il s’en passera des choses !
 
Car, il y a donc un jugement. Nous y avons tous à faire. En soi, ce n’est pas fautif de juger, mais dès que le jugement se transforme en « condamnation », c’est la catastrophe ! Donc, comment faire pour que triomphe la « non-condamnation » ? Comment mettre cela en pratique dans la vie de chaque jour ? Comment guider mon jugement pour en arriver là ? Quels instruments dois-je employer pour atteindre ce but ?
Peut-être faut-il que je me demande d’abord si j’emploie bien le principe de Jésus et de quelle façon ? Ou, mon jugement me mène-t-il à un échec, à une perte ?
Ais-je toujours la régie en main quand il s’agit du jugement ? Si je ne l’ai pas, elle se trouve dans les mains d’un autre, car juger, on le fera en tout cas. A ce moment-là, tout dépend de qui  est cet autre qui s’est accaparé de la régie, et de ma façon d’agir. Où cela peut-il nous mener ?
 
Le texte que nous venons de lire est en fait une citation d’Esaïe. Examinons d’abord dans quel contexte Matthieu l’emploie.
Après avoir guéri un homme à la main sèche, les pharisiens décident de se défaire de Jésus. Mais Jésus ayant sondé leurs pensées, s’éloigne du lieu. Beaucoup de gens le suivent, Il les guérit tous et leur recommande sévèrement de ne pas le faire connaître, afin que s’accomplisse l’oracle d’Esaïe.
Jésus ne se dit pas : Je dois exécuter ce qui est écrit là, mais il sait que la parole prophétique, la parole de Dieu, est si véridique qu’il la suit, les choses que Dieu a promises se réaliseront.
 
Par la bouche d’Esaïe, Dieu dit : « Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon Bien-aimé en qui mon âme se réjouit ».
Je trouve la traduction « Mon Bien-aimé que j’aime et en qui je trouve ma joie » encore plus belle, plus actuelle. Celui que j’aime, en qui je trouve ma joie, en qui je prends plaisir. « Voyez un peu, dit Dieu : quel homme ! Comme Je jouis de lui ! Comme je l’aime !
Je peux facilement me représenter cela. Dieu aime l’homme, mais Il se réjouit encore plus si celui-ci peut s’épanouir complètement. Quand cet homme est vraiment « homme ». Le Père l’a dit de Jésus : « C’est vraiment un Fils en qui Je trouve toute ma joie !Il est comme Je l’ai voulu : libre, vivant et véridique. Quelqu’un qui ne fait point de bruit ».
Cette dernière caractéristique devra donc aussi devenir la nôtre.
« Il ne criera pas et ne hurlera pas, et on n’entendra pas sa voix sur la voie publique » se trouve-t-il écrit. Jésus n’était pas quelqu’un qui cherchait l’étalage et la gloriole. Sa façon de vivre provoquait la controverse, mais Lui-même n’y participait pas. Bonne attitude ! Quand votre façon de vivre provoque la dispute, y participez-vous ? Car là aussi, il s’agit d’un jugement. Je peux choisir de participer ou de ne pas participer à la dispute. Et je ne parle ici point d’un petit argument de passage.
 
Il se peut aussi que la dispute se passe en vous-même. Si vous voulez toujours avoir raison, sachez que vous êtes en train de vous disputer intérieurement.
Ce qui a causé la dispute vous a touché. Vous voulez donc « redresser » la chose. Mais se elles est droite, pas besoin de la redresser ! Si vous voulez à chaque fois redresser les choses, peut-être est-ce parce que vous les avez laissé détériorer par un autre. Si la chose est droite – si par exemple votre jugement est droit – il peut provoquer des disputes.
Il est bon de se tenir à ce qui est juste, droit, sinon vous pourriez demander au Seigneur des choses dont Il dit : « En ce qui Me concerne, rien n’a changé. Ma pensée n’a pas changé ». Le problème réside dans le fait que ce que l’on a dit de vous, vous a mené à condamner. Cela a mis un voile entre la vérité du Seigneur et vous. Sa vérité n’a pas changé. A ce moment, il faut que le Seigneur enlève ce voile. Pour Lui, les choses étaient claires, maintenant elles le deviennent aussi pour vous.
 
La vérité du Seigneur que vous venez de découvrir était déjà présente, mais le voile, c’est-à-dire le mensonge, vous empêchait de la découvrir.
Il se trouve écrit que Dieu dépose son esprit de Vérité sur l’homme qu’Il aime, eur son Bien-aimé. L’homme qui reçoit cet Esprit – que ce soit Jésus ou vous-même – est guidé par cet Esprit pour annoncer le jugement aux païens.
Quelle belle tâche ! C’est en effet la grande mission de l’Eglise.
 
Voici comment je me représentais autrefois cet événement : on ferait une bonne fois la leçon à ces païens !! On leur dirait la vérité en face, tant pis pour eux, ils n’avaient qu’à l’avaler !
 
Mais j’annonce le jugement aux païens, je les place devant un choix. Je les invite à aller dans une autre direction, à se détacher du paganisme. Le païen a besoin que la nécessité d’une séparation lui soit annoncée. Qu’on lui offre la possibilité de se libérer de l’idée qu’il doit tout faire seul, sans Dieu.
 
Le jugement que tu proclames peut mener à ce que l’autre entre dans une alliance avec Dieu et se mettre à vivre. Quant à vous, vous n’avez pas de compte à régler avec le païen, mais bien avec la fausse idée. Et à ce propos vaut ce qui se trouve écrit :
« Pas en disputant ou en criant ». Cela me touche très fort. En tant qu’Eglise, il ne faut donc pas que nous soyons un club bruyant qui se met à faire toutes sortes de drôles de choses au nom de Jésus. Car, comment voulez-vous que des gens deviennent vraiment « hommes » si vous employez des moyens par lesquelles ils ne peuvent que se perdre.
 
Tout récemment, j’avais une conversation avec une personne à l’aspect jovial, facile et enjouée. Mais par des circonstances, elle était tombée dans les problèmes. En parlant, elle me confia que pour elle, tout se passait sous le digne de « devoir le prouver » : montre que tu as bonne mine, que tu es gai et agréable, car dans ce cas, les gens t’accepteront peut-être.
La personne me disait : « Je sais que ce n’est pas bien de vivre ainsi ».
Combien de gens ne souffrent-ils pas d’une pareille attitude ? Le monde, ne se montre-t-il précisément pas sous cet angle ? Faire en sorte d’avoir bonne mine ! Il faut des kilos de make-up pour être attrayant. Ce n’est qu’à cette condition que l’autre sera disposé à vous accepter et à vous aimer. Quelle hypocrisie ! J’aime donc la poudre, pas la personne. Dès que son maquillage est enlevé, je ne l’aime lus. C’est bien étrange : on juge sur l’apparence. Combien de fois cela ne se passe-t-il pas ? Même avec vous.
Des gens sont jugés sur leur extérieur.
 
Certaines personnes à l’air agréable se sentent intérieurement misérables : elles vivent dans la confusioin parce qu’elles sont méconnues, parce qu’elles ne sont pas acceptées ou – ce qui est encore plus souvent le cas – parce qu’elles pensent ne pas être acceptées. Elles y adaptent leur conduite et on les condamne encore plus.
Je sais de quoi je parle. Je l’ai vécu moi-même. Vous essayez de vous adapter. Votre façon de vous conduire n’est plus la vôtre, vous n’êtes plus vous-même. Vous vous prêtez au jeu de marionnettes, et des marionnettes….on en rit ! Donc, on rit de vous. Ce jeu de théâtre prend de l’ampleur, tandis que vous-même, vous vous perdez de plus en plus pour en finir par disparaître complètement.
Tout n’est que façade, basé sur un jugement, sur ce que les gens disent de vous. En fait, sur ce que « des puissances » disent de vous. Cela paraît tellement important. Bien trop important !
 
Supposons que nous nous mettions ce matin d’accord sur la nécessité de triompher du jugement d’autrui. Mais voilà que ce soir, votre enfant, votre collège ou votre voisin, vous dise quelque chose qui vous condamne terriblement. Le croirez-vous à nouveau ? Sa condamnation vous mènera-t-elle à la perte ? les choses, tourneront-elles à nouveau mal parce que finalement, vous remarquez vous-même que quelque chose ne va pas ? N’est-ce pas souvent le cas ? Pourquoi condamne-t-on quelque chose ? Probablement parce qu’elle va effectivement mal.
 
Actuellement, il y a à la télé de nombreux programmes qui montrent le dysfonctionnement dans l’éducation des enfants et des adolescents. Il s’y passe des choses ! A n’en pas croire ses yeux !
Parfois, c’est tout bonnement invraisemblable. ! Quand on voit un enfant qui ne sait pas dire une seule phrase sans y insérer un juron, il se passe vraiment quelque chose d’anormal. Si cette façon de parler est devenue normale, c’est vraiment affreux. Pas facile si vous y êtes continuellement confronté !
 
Ne croyons donc pas qu’il soit si facile de ne pas faire tourner son jugement en condamnation. Parfois, - si les choses ne sont pas trop graves – cela nous réussit encore, mais si elles deviennent abominables, c’est une autre paire de manches.
A la télé néerlandaise, il y a un programme intitulé : « Du connard à l’ange ». Je ne trouve pas cela tellement amusant. Moi-même, j’ai décidé de ne jamais taxer quelqu’un, petit ou grand, d’être « du pus », car dans ce cas-là, je le dégrade, je le rejette.
Si quelqu’un se conduit mal, on peut être clair là-dessus, mais il ne faut pas le rejeter pour autant. Le programme, l’émission à la télé dont je viens de vous parler, n’est pourtant pas placée sous le signe du rejet. En fait, on veut conduire le téléspectateur à redécouvrir l’élément fondamental, à la base du respect envers l’autre : sa dignité humaine.
 
Qui êtes-vous en fait ?
Ceci vous est en grande partie rendu clair par certaines règles.
Je constate qu’en étant clair par rapport à celles-ci, on peut aider quelqu’un à trouver la bonne voie. Si un enfant est déréglé, il faut souvent en chercher la cause auprès des parents qui sont, eux aussi, déréglés. Ils font appel à la règle, mais sans aucun effet. Cela passe tout simplement au-dessus de la tête de l’enfant.
 
Pour vous en donner un exemple :
Je crois que cela s’est passé avec Noortje, une de mes enfants.
Je lui disais : « Combien de fois dois-je encore te dire cela ? » « Encore cinq fois » me répondit-elle. Me voilà bouche baie. Pourtant, sa réponse était logique : ne lui avais-je pas demandé « combien de fois » ?
Il nous arrive de dire des choses stéréotypées qui n’ont aucun contenu. On les dit et l’enfant s’en fiche complètement. Il connaît déjà toutes ces remarques par cœur.
« C’est vraiment la dernière fois ! » Mais vous le dites encore dix fois. Ce ne fut donc pas la dernière fois et votre enfant le sait depuis longtemps.
« La dernière fois », c’est quand il ressent que vous commencez à vous mettre en colère. A ce moment-là il se dit : Ouih, maintenant c’est sérieux, il faut vraiment que j’arrête ». Mais dix minutes avant, vos paroles étaient peut-être claires, mais votre attitude ne l’était pas. Vos actes ne correspondaient pas à vos paroles. L’enfant ne ressentait pas la limite et continuait comme si de rien était.
Ensuite, vous vous êtes mis en colère parce qu’il a franchi la limite imposée, mais en fait, c’était vous qui n’aviez pas tenu la barrière fermée.
 
La même chose peut se passer par rapport à une loi spirituelle. Si vous dites : « Je répète ce que Jésus a dit : je suis vainqueur, le diable n’a rien à me reprocher ! » Mais bougre !
Voilà que je subis des attaques bien fortes. Je me dis : le diable ne doit pas me culpabiliser, mais ce que je subis maintenant, c’est vraiment venimeux. J’ai beaucoup de mal à le supporter ». Dans ce cas, c’est sa condamnation qui triomphe et point mon propre jugement. Pourquoi pas ? Parce que je n’ai pas gardé la frontière fermée. Je le voulais bien, mais la situation était plus lourde à porter que prévu et brusquement, son faux jugement influence le mien : ne vois-je en moi pas des choses qui ne sont pas bonnes ?
Ne suis-je pas, moi aussi, un lumignon fumant, un roseau brisé ? Je devrais fonctionner autrement, mais je ne le fais pas, ni à l’égard de mon enfant, ni à l’égard de mes collèges, ni à l’égard de moi-même. Les choses ne me réussissent pas, je me sens complètement brisé. Il est préférable que je me taise. Que devrais-je dire à un autre, comment pourrais-je l’aider si il y a encore tant de plaies en moi-même ?
Non, cela n’est pas possible aussi longtemps que je me sens pas tout à fait en ordre.
 
Vous voilà dans le pétrin.
Comment pouvez-vous vous sentir à l’aise si vous vous sentez condamné à cause de vos défauts, si vous n’avez droit à la parole que si vous n’avez rien à vous reprocher ?
Dans ce cas, vous vous sentirez toujours condamné. Vous aurez plus la possibilité de progresser, car vous serez d’avance condamné à cause de ce que vous n’avez pas encore atteint.
 
Souvenez-vous ici du principe de Jésus ; il ne brisera point le roseau brisé.
Un roseau ne se casse pas sous le mouvement du vent. Si cela arrive, c’est à cause d’une intervention violente. Un homme brisé a dû subir des coups durs dans sa vie.
A cet homme, Jésus dit : je ne te rejette pas. Si tu en es arrivé là, tu as dû subir pas mpal de choses. Trop de choses !
A nous d’agir comme Jésus.
Quand vous constatez que chez quelqu’un, quelque chose ne fonctionne pas, ne le méprisez pas, ne le condamnez pas ; essayez de le redresser. Restez en dehors de la sphère de la condamnation. Faites comme Dieu ; redressez et guérissez.
 
D’ailleurs, c’est par là que Dieu commence avec vous-même. Il vous voit complètement brisé (par les événements de la vie), Il ne vous regarde pas d’un oeil négatif, mais avec celui de l’amour qui ne vous rejette pas.
Souvent, les gens brisés réfèrent à leur passé : « c’est arrivé à cause de… ». Ceci est souvent exact. Toutefois, il ne faut pas trop accentuer l’impact du passé non plus.
Sinon, on pourrait en arriver à la conclusion que notre passé détermine entièrement notre futur.
 
Je n’ai pas choisi de naître dans une telle famille ou de grandir dans un tel entourage. Mais ces circonstances détermineraient-elles vraiment toute mon existence ? Quel bonheur de rencontrer un Dieu qui en pense autrement.
Il me dit : « Je ne te vois pas à partir du passé, mais à partir de mon propre principe ». C’est Sa vision qui est la base de votre futur.
 
Ce qui m’a frappé par rapport à cette émission à la télé, c’est qu’on puisse dire à ces adolescents : « Vous indiquez toujours telle chose ou tel individu comme responsable de votre comportement ou de votre situation. Mais vous avez aussi votre propre choix et ne vous rendez pas victime de tout ce qui a raté. Car tout n’a pas complètement raté, mais vous restez accrochés à une fausse idée. Décrochez-vous de celle –ci et regardez quelles sont vos possibilités.
Si vos parents ont fait une pagaïe, vous ne devez pas pour autant continuer dans leur voie. Soyez original et aboutissez à un jugement positif. Demandez-vous : quelles sont mes possibilités ? Ne vous demandez pas ce que les autres peuvent vous offrir, mais bien comment Dieu envisage les choses, comment Il voit votre avenir. Et inséparablement lié à cela, est le rôle que vous-même pouvez y jouer. Le principe de la victoire est déjà présent, car ce qui est né de Dieu triomphe du monde.
 
Mais mes idées, sont-elles nées de Dieu ou dépendent-elles plutôt d’une situation de mon passé ou de ce qu’on dit de moi ? Pour être concret : comment mes idées naissent-elles ? Comment sont-elles conçues ? Quel est celui à qui je donne la permission de s’infiltrer dans mon esprit ? Qui détermine le cours de mon existence ? Qui m’y accompagne ? Avec qui suis-je en relation ? Qui est mon Bien-aimé ? Quel est celui à qui est-ce que je me confie ? C’est d’une importance capitale.
Si je subis de mauvaises influences, il se pourrait que j’en arrive à la conclusion que le monde n’est rempli que de roseaux brisés et de mèches fumantes, que tout va mal en pire. On en arrive finalement à une vision terriblement pessimiste et – permets-moi de le dire -  les chrétiens la partagent souvent ! Ils affirment avec beaucoup d’aplomb que les choses ne font que s’aggraver dans ce monde, tout en y ajoutant « l’Attente d’une fin du monde ». C’est à vous encourir !
Voilà le message qu’ils appellent « Evangile », « bonne nouvelle ». Les situations deviendront lourdes à porter, mais si vous attendez assez longtemps, vous arriverez à du positif.
Ou bien on vous présente le scénario suivant : Au chaud de la situation Dieu nous enlèvera, nous, ses élus. Les autres n’auront qu’à se débrouiller. Méfions-nous de pareilles visions du futur ! N’y croyez pas !
 
Le soleil ne pourra briller sur le monde qu’à travers des personnes qui ont une relation intense et chaleureuse avec le Père.
La guérison se fera par des gens qui eux-mêmes se sont laissés guérir intérieurement par les idées du Père. Oui, Dieu croit réellement que cela se produira de cette façon.
 
La même chose est exprimée dans le texte parallèle d’Esaïe : « Voici mon serviteur ». Le Père dit : « Regardez-le. C’est Lui que je soutiens ».
Ceci est une phrase à graver dans notre cœur. Quelle est la caractéristique d’un chrétien ? C’est quelqu’un qui est soutenu par le Père, qui reçoit l’Esprit du Père.
« Mon élu en qui Je prends plaisir. J’ai mis mon Esprit sur lui : Il annoncera la justice aux nations. Il ne criera point, il n’élèvera point la voix et il ne la fera point entendre dans les rues. Il ne brisera pas le roseau cassé et il n’éteindra pas la mèche qui brûle encore ; il annoncera la justice selon la vérité ».
Comme c’est beau !
Cette prophétie qui se trouvait depuis des siècles dans la Bible, ne s’est réalisée qu’en Jésus. De cette vérité, Jésus a dit : « Qu’elle m’advienne ».
Un tas de choses peuvent se passer dans notre vie, sans que vous puissez lez empêcher de se produire, mais ce que vous devez laisser « advenir », c’est la vérité du Père par rapport à vous.
Mais malgré tout ce qu’il a dû supporter, il ne s’est point découragé, il n’a pas vivoté, il n’a pas dépéri. Le verbe « dépérir » me fais penser à une petite plante qui vivote. Elle ne meurt pas, mais elle ne grandit point. On n’y prend aucun plaisir.
S’il m’arrive d’avoir de telles plantes dans mon jardin, je vérifie toujours si le sol est bon, si elles se trouvent bien au bon endroit, car je désire qu’elles s’épanouissent.
Mais pour être honnête, il m’est déjà arrivé que mon jugement mène à l’échec et que la plante termine sa vie dans la poubelle !
Pourtant, elle porte en elle la semence de vie. On essaie malgré tout de soutenir cette vie en la soignant mieux, en lui donnant une meilleure place, plus de lumière, plus d’humidité, plus de nourriture. C’est un principe magnifique. Celui de Jésus.
Décider de Le suivre
Je ne veux pas me décourager, je ne veux pas me laisser briser, je ne veux pas dépérir. Et si je suis brisé, je me laisse soigner afin que je puisse me redresser. Voilà mon choix.
 
Si Jésus ne s’est pas découragé, malgré toutes lmes situations difficiles auxquelles il était confronté, c’était grâce à sa relation intime avec le Père. Il voyait continuellement la face du Père par qui il se sentait confirmé.
Il se trouve aussi écrit :
« Jusqu’à ce qu’il ait établi la justice sur la terre et que les îles espèrent en sa loi ».
Jésus a continué jusqu’à la fin, même au moment où il se croyait abandonné par le Père.
Mais grâce à la relation de confiance qu’il avait bâti avec Lui, il est resté debout ! Bien que tout le monde estimait à ce moment-là (même ses disciples), qu’il était définitivement brisé.
« Et nous qui pensions que… » Les disciples étaient déçus. Ils pensaient qu’au moment crucial, Jésus avait lâché prise. Mais en réalité, il traversa toutes les difficultés, jusqu’à attendre son but.
 
« Et les îles espèrent en sa loi ».
Les îles longent la mer ; celle-ci veut les envahir, dépasser leurs frontières.
Quant à l’île de votre vie, vous dites à la mer : vous n’envahirez pas mon territoire. Vous n’envahirez pas la vérité de la parole de Dieu sur moi et sur les autres.
 
Il se trouve écrit :
« Ainsi dit le Seigneur qui créa le ciel et son étendue ; qui élargit la terre avec tout ce qui y jaillit ; aux gens qui y habitent, il donna le souffle et l’esprit à ceux qui y marchent : Moi l’Eternel, Je vous ai appelé à la justice en vous prenant par la main, vous protégeant et vous établissant comme une alliance pour le peuple, une lumière des nations ; pour ouvrir les yeux aux aveugles, pour libérer les captifs de laur prison et ceux qui sont assis dans les ténèbres ».
Tout ce que Dieu a créé a surgi à partir de ses pensées. Il parle, Il crée, Il donne forme ; Tout cela, Il le fait, identique à sa propre Essence.
 
Dieu vous place au centre de tout ce qu’Il a créé. Il vous place au milieu du jardin, au milieu de tout ce qui vit. Au centre de sa pensée aussi. Il dit : c’est mon endroit. Vous pouvez vous y développer, entouré de tous ces fruits qui vous feront du bien. Profitez-en, faites route avec Moi, afin qu’ensemble, nous puissions examiner les choses qui vous arrivent sur le voyage de la découverte.
Comme Dieu est heureux de vous voir agir ainsi, de constater que vous devenez adulte, capable de discerner d’après ses idées.
Depuis longtemps, Dieu a choisi de faire triompher sa justice, de faire triompher le jugement dans un sens positif. Suivons son exemple.
Si vous constatez des choses qui ne sont pas bonnes, opposez-y des paroles de valeur.
Cette semaine, j’ai eu une conversation avec un collège qui attachait tant d’importance à l’apparence mais était à la fois très incertain. Partant de quelques principes, je lui ai dit : « En grande partie, je te comprends. Personnellement, j’ai pu surmonter mes difficultés grâce à ma rencontre avec Dieu. Dieu ne commence pas par me demander de changer d’abord un tas de choses ou d’en faire un tas d’autres. Il commence par m’accepter tel que je suis. Ayant compris cela, ma vie a basculé. Depuis cette rencontre, je ne me suis plus senti obligé d’attacher tant d’importance à un tas de choses, mon apparence par exemple. Tout ce que je fais ne doit pas être parfait. Même si je fais quelque chose de travers,, si je rate, Dieu ne me laissera pas tomber. Il essayera de me faire reprendre la bonne direction. Il m’y aidera.
 
Si vous découvrez quelle est la vision originelle de Dieu sur vous, si vous y entrez, vous vous étonnerez de tout ce qui peut se passer avec vous et avec les autres.
Dieu appelle. Comment Le fait-Il ? Toujours dans la justice. Sa justice, sa vérité par rapport à vous, c’est qu’Il désire vous mener à votre épanouissement. Il désire que vous portiez des fruits. Il vous prend par la main, Il se promène avec vous dans son jardin. IL vous introduit dans sa vérité. Il vous dit : « A présent, Je t’établis comme une alliance pour le peuple. L’alliance que j’ai conclue avec toi mènera à ce que ce peuple se relit à Moi, à ma vie. Que les gens commencent à voir les choses autrement. Qu’ils ne disent plus : « Je suis brisé, je ne sais plus avancer ». Mais au contraire : « Tout brisé que je suis, Tu peux me redresser. Peu importe ce qui se soit passé avec moi, Tu peux me guérir, me faire revivre ».
Le croyons-nous ? Vraiment ?
« Oui, mais comment cela est-il possible si tout a foiré ? »
Dès votre rencontre avec Dieu, tout peut changer.
Peut-être que les choses que vous vivez ne changeront pas, mais votre relation avec Lui vous les fera juger autrement.
De l’homme brisé, de la jeunesse qui fonctionne mal, vous ne direz plus que « quels connards ! » Vous vous direz qu’eux aussi sont destinés à la guérison. L’homme brisé doit être restauré dans sa dignité humaine.
Pensez à la rencontre de Jésus avec l’aveugle de naissance. Ses disciples lui demandent : « Qui a péché, lui ou ses parents pour qu’il soit né aveugle ? », étrange question.
« Ni lui, ni ses parents n’ont péché, mais s’est afin que soient manifestés en lui les œuvres de Dieu ».
Voilà comment Dieu manifeste sa justice. Combien de fois ne posons-nous pas la question « qui est coupable ? » Il suffit que l’on fasse quelques cartoons sur Mohammed et la moitié de la planète est sur sa tête.
« Oui, ils sont coupables, ils ont offensé notre prophète, nous le leur ferons payer ! »
On pense en termes de « culpabilité ». On veut indiquer le coupable du doigt et le lui faire payer.
 
Bien sûr, il faut que les choses soient claires. Je n’ai aucun avantage à ce qu’on le dise : « Je vois bien que ton comportement n’est pas correct, mais continue, cela ne me dérange pas ! »
Mais si je continue, je m’engage de plus en plus.
Il est important que vous puissiez découvrir que Dieu veut à la fois vous redresser, qu’Il ne désire point que vous périssez.
Si j’en pense autrement ; si des idées de découragement continuent à m’accabler, il faut que je sache bien qu’elles ne viennent pas de Dieu, qu’elles se sont infiltrées en moi à partir d’une autre source.
A ce moment-là, je ne suis point planté dans une bonne terre. Il faut que je désire être transplanté. Planté au bord d’une rivière de vie qui sort du temple, du trône de Dieu.
Cela me permettra de tirer d’autres conclusions ; de changer la façon dont je me vois moi-même et les autres ; de voir, de regarder avec les idées, avec la vision de Dieu.
Les gens ont droit à ce que je les regarde ainsi, à ce que le les place dans la perspective de Dieu.
Engageons-nous dans ce chemin-là, vivons de cette perspective positive. N’et-ce pas la plus belle chose qui existe ? En faire un art de vivre !
Puisqu’il est impossible que Dieu vous condamne, ne participez plus jamais à une condamnation. Et si vous trouvez difficile d’agir ainsi, laissez-vous aider par Dieu ou par des hommes qui s’y connaissent. L’homme est bien trop précieux pour qu’il périsse !
Ne se trouve-t-il pas écrit dans la Bible que « Vous avez passé assez de temps à accompagner la volonté des païens » ?
Passez votre temps à faire la volonté de Dieu. Cela fera du bien à tout le monde !
 
Amen.
 
 
 
 
 
Prière,
 
Père, Tu es un Seigneur affectueux.
Tu nous soignes le cœur.
Tu viens à nous d’une façon très intime pour susciter la vie en nous.
Tu enlèves des voiles qui nous empêchent de voir les choses selon Ta conception.
Tu nous fait découvrir combien Ton amour désire nous redresser, nous guérir.
Par Toi, l’impossible devient possible.
Nous pouvons nous laisser chérir et aimer par Toi. Merci Seigneur, de nous être si fidèle.
Merci d’avoir partagé ta vision sur l’homme avec nous. Nous voulons y entrer.
Merci pour ta présence aujourd’hui et dans le futur.
 
Amen.