Monday, June 24, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

Text Size


Ni beauté, ni éclat
Henk Moorman
 
 
 
 
J’aimerais commencer par la lecture d’un fragment d’Esaïe.
Es.53 :1
 
 
« Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas ».
 
Dans son Evangile, chapitre 1 : 18 Jean dit : « Le Fils a fait connaître le Père ». Regardez la vie de Jésus, regardez son attitude et vous savez comment est Dieu. Mais pas seulement cela: si vous regardez Jésus, vous savez aussi  ce qui se passe avec Dieu dans le monde des hommes. Jésus l’a vécu, Il en a donné l’exemple, même jusque dans la conséquence ultime. Si vous oubliez un instant tout ce que les hommes ont brodés autour de ce que Jésus a vécu, le Jésus dont Esaïe dit : Il est sans attirance. Il est même méprisé. Cela revient continuellement dans la vie de Jésus. Quand un de ses disciples dit à son ami : « Nous avons découvert le Messie, Jésus de Nazareth », l’ami répond : de Nazareth? Rien de bon ne peut venir de cet endroit ! Nazareth se trouve en Galilée. Aux yeux des Juifs, la Galilée était un territoire indigne. Elle était appelée la « Galilée des païens », elle était d’un rang inférieur. Juifs et païens y habitaient mélangés. On n’aimait pas se mêler aux païens, c’était un peuple inférieur, on ne s’asseyait pas à la même table qu’eux. Et si vous le faisiez, vous vous salissiez plus ou moins. Donc, les Juifs de la Galilée étaient de seconde classe, on les regardait avec condescendance.
Et c’est précisément de là que venait Jésus. En effet, il ne fallait pas s’en vanter. Au contraire, les gens disaient d’eux : de là, rien de bon ne peut sortir. Il ne faisait pas partie de ceux qui étaient valorisés.
On préférait ne pas être vu en Sa compagnie, et surtout pas si on voulait à tout prix  appartenir au beau monde. Si vous vouliez parler avec Jésus, vous deviez le faire sans être vu, comme Nicodème qui vint lui rendre visite la nuit. Cela aurait déteint sur vous, dans le mauvais sens du mot, il y aurait eu des ragots. Et le jugement était vite rendu : on disait de Lui qu’il buvait et qu’Il était l’ami des prostituées et des publicains. Donc, Il était méprisé, on ne l’aimait pas.
Evidemment, c’était différent pour les « siens », pour ceux qui le suivaient, non pas parce qu’ils étaient attirés par des miracles, mais bien par la personnalité de Jésus,  par sa disposition intérieure. Ces gens avaient tout délaissé, parce qu’à travers Sa voix, ils avaient reconnu la voix du Père, parce qu’ils avaient découvert en Lui la lumière véritable qui éclaire tous les hommes.
Mais si vous parlez de la masse, au monde, là il n’y avait pas de place pour Jésus. « Les renards ont leur tanière, les oiseaux ont leur nid, mais moi, je n’ai aucun endroit où reposer ma tête » disait-Il de lui-même.
 
En effet, même avant qu’Il naisse, il en était déjà ainsi. Pour Joseph et Marie, il n’y avait pas de place dans les auberges, tout était plein, Pas de place pour Lui.
Oui, bien sûr, il y en avait assez qui couraient derrière Lui. Auprès de la masse, Il avait du succès. Du moins, aussi longtemps qu’elle supportait sa présence. Car la masse se détache de vous quand le plaisir n’y est plus, quand le sensationnel a disparu. Quand il n’y a plus de poisson, ni de pain à distribuer, quand les miracles ne se produisent plus, quand Jésus n’est pas le dominateur que l’on attendait. Donc, ce ne fut que pour un petit temps que la masse le suivait. Entre le « Hosanna » et « Crucifiez-Le », le temps ne fut pas long.
C’est un thème qui revient continuellement dans la vie de Jésus, du moins, si vous le regardez avec des yeux terrestres : il n’y a pas de place pour Lui, Il ne fait pas partie de leur milieu.
Et je me dis : Il en va de même avec Dieu dans le monde des hommes.
Dans Jean 8 : 37, nous lisons que Jésus dit : « Vous chercher à me tuer, parce que ma parole ne pénètre pas en vous » Et pourtant, Il était la Parole de Dieu, dit Jean. La même chose vaut pour Dieu. Il pourrait dire la même chose. “vous n’avez pas de place pour moi”. On pourrait dire de Dieu ce qu’Esaïe a dit de Jésus : « Il est un méprisé, il est devenu une figure marginale dans notre société, un sans-toit, quelqu’un pour qui il n’y a pas de place, pas d’habitation chez les hommes.
 
Il arrive que le monde porte un grand intérêt à Jésus et à Dieu. A Noël par exemple. Brusquement, Jésus devient le centre d’intérêt. Tout le monde est attendri par l’enfant Jésus. Mais qui l’accepte vraiment ? Quelle place y a-t-il pour Dieu,…pour le Dieu qui cherche une habitation, un toit auprès des hommes. Car, Dieu se cherche un toit. C’est cela que Dieu fait. Il n’aime pas être sans abri. Dans l’Evangile de Jean 14 : 23, Jésus dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui ». Enfin, un toit pour Dieu auprès des hommes, auprès de ceux qui Lui ouvrent la porte. Mais Dieu est modeste, Il ne s’impose pas. Il ne s’impose jamais à vous, mais Il attend votre invitation. Vous connaissez certainement ce texte de l’Apocalypse 3 : 20 où l’esprit de Jésus dit à l’Eglise de Laodicée : « Voici, je suis à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je prendrai le repas avec lui ».
 
Certains se demandent  : y a-t-il vraiment si peu de portes qui s’ouvrent ? Pourtant, il y a beaucoup de gens religieux ? En effet, il y a beaucoup de gens qui pratiquent une religion. Parfois, parce que c’est à la mode, parfois aussi par l’angoisse et par désir de sécurité, parfois même pour s’assurer d’une place dans la vie future. Ou à cause de la joie que cette religion rayonne. Il y a aussi assez de gens qui croient en Dieu,  qui croient qu’Il existe. C’est bien, car il faut bien commencer par là. “Celui qui vient à Dieu doit croire qu’Il existe et qu’Il est le rémunérateur de celui qui le cherche vraiment », dit la lettre aux Hébreux.
Mais croire que Dieu existe est autre chose que croire en Lui. Croire qu’Il existe ne signifie pas encore que vous voulez Lui ouvrir la porte et que vous Lui permettez d’entrer dans votre vie. Même si vous tenez compte de son existence et de sa présence, ce n’est pas la même chose que d’être colocataire : Lui ouvrir votre vie et partager avec Lui. La religiosité ne Lui procure pas encore un toit. Dieu reste malgré tout encore une figure qu’on tient à distance, en marge de l’humanité, hélas. Pourquoi tant de portes restent-elles fermées ? Je pense que c’est parce que la puissance de Dieu est masquée par l’impuissance. Regardant avec les yeux du monde, vous vous dites : qu’est-ce que cela représente ? Un simple menuisier qui, quand les gens le mettent sous pression et lui font du mal, ne dit pas : « Je leur montrerai que je suis le Fils de Dieu, je ferai tomber du feu du ciel sur eux pour le leur prouver ».Bien au contraire,  il se détourne de ses adversaires et disparaît dans la foule. Est-ce là le Fils de Dieu, revêtu de puissance et de majesté ? Cela ressemble plutôt à de l’impuissance. C’est remarquable, car n’était-Il pas revêtu de l’autorité du Père ! En effet, Jésus disposait de cette autorité divine du Père par laquelle Il résistait au malin et pouvait finalement le détrôner.
Le problème est que sa gloire était masquée par une discrétion qui ne paie pas mine, sa grandeur par l’humilité, sa puissance par la faiblesse. Je pense que c’est la raison pour laquelle si peu de portes s’ouvrent. Oui, la majorité des gens veulent une démonstration de puissance, de préférence sous la forme de miracles spectaculaires. Lorsque les miracles cessèrent et que Jésus parut être celui qui devait souffrir, l’amour de la masse disparut rapidement. Cela devint clair quand la masse dut choisir entre Jésus et Barabbas. Ceux qui restèrent avec Lui, étaient uniquement ceux qui avaient goûté et expérimenté son amour.
 
Jésus n’était certainement pas une apparition spectaculaire. “Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire ». Il n’était donc pas une figure charismatique dont on voyait à distance que c’était quelqu’un de spécial. Au moment de la trahison, Juda devait convenir avec les soldats que Jésus serait celui auquel il donnerait un baiser pour qu’ils puissent le reconnaître parmi ses disciples. Jésus était visiblement quelqu’un d’aussi simple et discet, qu’il leur fallait un tel signe.
 
Quant à Jésus Lui-même, il ne  facilitait pas les choses en  cherchant la compagnie de gens qu’il fallait mieux ne pas fréquenter. On ne se met pas à table avec ces publicains, des prostituées, des pécheurs, des femmes… ».
Ce comportement ne contribuait pas à faire de Lui une personne respectable, un rabbin considéré. Au contraire, Jésus dit : « Ces gens font partie des miens, Ils me sont précieux. Je suis venu précisément pour eux, pour des gens qui sont méprisés de tous ».
 
Je pense aussi que beaucoup de portes restaient fermées parce que Sa victoire était cachée et masquée par un échec. Car, en effet, c’était cela la réalité, du moins, quand on ne voit pas plus loin, et surtout quand on n’a pas d’yeux spirituels. Mais où tout cela mène-t-il ? Chacun l’a vu : Jésus sur la croix, la mort. Et la masse dit : « Il a aidé les autres, mais il ne sait pas se sauver Lui-même. Montre-nous que tu es le Fils de Dieu et descends de la croix ».Voilà ce que crie la foule. Le problème réside dans le fait que les hommes aiment la puissance, la gloire, la victoire. Ils n’aiment pas l’impuissance, l’échec, la pauvreté. Ils aiment les héros, les hommes forts, les gens qui sont arrivés. Si vous regardez Jésus avec des yeux humains, Jésus est sans gloire, sans richesse et sans succès. On préfère ne pas avoir à faire à lui. C’est pourquoi il est écrit : « Il était méprisé et abandonné, un homme de douleur et habitué à la maladie, oui, comme quelqu’un devant qui on détourne la tête ». Au moment où le ciel est en fête et que les anges jubilent à cause de la victoire que Jésus a remportée sur satan, sur la terre on dit de lui : « Il a essayé, mais hélas, cela ne lui a pas réussi, cela a mal fini sur la croix ». Même les disciples parlaient de cette façon et pleuraient.
 
En effet, Jésus mourut de cette façon : abandonné. Malgré cela, quelques disciples étaient présents à la croix, des femmes principalement. C’étaient ceux qui étaient restés fidèles à Lui jusque dans la conséquence extrême. On y voit Jean, le disciple qui avait le mieux compris Jésus et qui avait vu le plus de sa gloire cachée. Qui était absent à la croix ? Pierre par exemple, l’homme qui disait « Seigneur, jamais je ne te renierai », Pourquoi? Parce que Pierre n’avait pas compris. Il avait encore toujours l’image d’un Seigneur à qui toute souffrance était étrangère.  Un Seigneur qui devait souffrir ne correspondait pas aux idées de Pierre. « Toi, devoir souffrir » lui dit Pierre, « Dieu t’en préserve! Cela ne t’arrivera pas ». Sur quoi Jésus réagit : « Arrière de moi, satan ! tu m’es  en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes ». Vous pouvez le lire dans Matth.16 : 22. Par là, Jésus montre clairement ce qui importe :  voyez-vous les choses à partir de Dieu ou à partir des hommes ? Si vous les voyez avec des yeux terrestres et à partir de la pensée des hommes, alors Jésus est un raté ; mais si vous les regardez spirituellement, avec des yeux éclairés et à partir des pensées de Dieu, vous voyez un Seigneur qui a prouvé être le plus fort et qui est couronné de gloire. Cela montre à la fois clairement d’où vient l’idée que le chrétien ne sera pas attaqué par la souffrance et l’infortune. Jésus est très clair à ce sujet: idée de Pierre vient de satan. Et celui qui la croit,  n’en sort plus avec sa foi, ilest confus parce qu’il ne parvient pas à donner une place à la souffrance.
 
La Bible vous montre que c’est un thème qui revient continuellement dans la vie de Jésus : la puissance est cachée dans la faiblesse. Il se laisse sacrifier comme un agneau. En araméen, agneau et serviteur sont le même mot. Le Seigneur comme Agneau, le Seigneur comme serviteur. Finalement, Il se laissa frapper, Il se laissa tuer. Ainsi, Il est devenu le serviteur de chacun. « Le plus grand dans mon Royaume est le serviteur de tous », dit Jésus. Il a prouvé être le plus grand en devenant le serviteur de tous.
 
Si Dieu cherche un toit  auprès des hommes, Il ne le trouvera que parmi ceux qui cherchent dans ce qui est caché. Car sa gloire, sa puissance, sa victoire sont effectivement cachées. Dieu ne peut donc le trouver que chez ceux qui cherchent dans ce qui est caché et qui se donnent la peine de chercher ce qui est masqué.
Ce sont des gens qui ne se sentent pas attirés par ce qui impressionne, mais bien par ce qui est insignifiant, humble ; ils ne se sentent pas attirés par le pouvoir, mais par la surpuissance de son amour.  Celle-ci se trouve souvent cachée dans les petites choses bien secrêtes. Ce n’est pas le spectaculaire qui compte pour eux, mais la fragilité d’un bras autour du cou. Quelqu‘un qui vous écoute, quelqu’un qui réfléchit avec vous, quelqu’un qui dit : je veux t’accompagner sur ton chemin, car c’est ce que Dieu fait.
Ainsi, Dieu réalisera son plan avec des gens qui se sentent attirés par la gloire de sa simplicité, par la majesté de sa discrétion ; des hommes qui choisissent le Dieu qui dit : « Je n’ai pas besoin de me manifester avec du feu céleste pour montrer que Je suis finalement le Maître ». Nous avons un Père dans le ciel qui opte pour la simplicité et la discrétion, car Il sait que celui qui l’aime vraiment, le cherchera et le trouvera.
Dieu doit le faire avec des gens pour qui la vraie victoire est celle d’être le moindre. Pour celui qui regarde avec les yeux des hommes, être le moindre est un échec. Combien de misère n’y a-t-il pas dans le monde à cause de la lutte pour être le plus grand ! Car, le problème est qu’il n’y en a qu’un seul qui peut être le plus grand, il n’y en a qu’un seul à être le plus haut, le plus intelligent, le plus fort, un seul à savoir mieux. Un seul. Car au sommet de la pyramide, il n’y a de la place que pour un seul. Je pense que ce système pyramidal ne convient pas à Dieu. Cette façon de penser en plus et en moins, de se demander qui est le plus haut et qui se trouve au sommet, cette façon de penser est étrangère au Royaume de Dieu. Dieu préfère l’image du cercle. Dans un cercle, tous ont la même position, être le plus haut n’y joue pas de rôle ; ce n’est pas grave d’être le moindre. Celui qui est conscient de sa propre valeur aux yeux de Dieu, n’aspire pas à être plus que ce qu’il est. Et là où chacun veut être le moindre, vous pouvez tous vous asseoir dans la paix les uns à côté des autres. Cela évite un tas de misère, aussi dans les relations. Car, soyez sûr que l’adversaire est toujours à l’affût pour infiltrer cette manière de penser pyramidal où les gens se disent : celui-là ne doit pas s’imaginer qu’il est plus que moi.
Les pyramides se trouvent en Egypte et le peuple de Dieu est précisément sorti d’Egypte. Si tout fonctionne bien, le peuple de Dieu est un peuple de bergers. Les bergers s’asseyent en cercle.
 
Être le moindre n’a rien à voir avec se laisser marcher sur les pieds. Vous pouvez dire tranquillement ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est bon et ce qui ne l’est pas et être très clair à ce sujet. Quand quelque chose est injuste, vous pouvez aussi le dire sereinement. Le Seigneur ne vous demande pas d’être un paillasson, heureusement pas. Être le moindre est un choix. Vous pouvez le faire en disant : Oh, je n’en fais pas un drame, ou : j’abandonne ma fierté et je fais le premier pas vers l’autre. Ou vous choisissez de dire : « Attention, voici ma limite et je n’accepte pas que quelqu’un la dépasse ». Il s’agit d’avoir la disposition intérieure qui te donne la possibilité d’être le moindre au moment où il est sage de l’être. Dans ce cas, tu es vraiment un homme libre.
Peut-être y a-t-il encore si peu de place pour Dieu, parce qu’en réalité, il n’y a tout simplement pas de place, tout comme dans cette auberge. Mais Dieu dit : « Puis-je venir habiter chez toi ? » Si tu es honnête, tu diras : « Seigneur, je me sens très honoré, mais hélas, il n’y a pas de place. Ma vie est déjà tellement remplie. Quand il y aura une petite place, avec plaisir évidemment ». La vie est tellement chargée et intense, remplie d’excitations,  de possibilités, remplie d’obligations et de responsabilités. En effet, en tant qu’homme, vous devez faire des choix. Celui qui ne les fait pas, est surmené et tombe dans la dépression. Si votre vie est trop remplie, vous devez faire de la place. Vous pouvez le faire en nettoyant, et nettoyer exige des choix. Cela peut signifier que vous aurez à supprimer certaines choses, aussi utiles et amusantes soient-elles. Si vous voulez atteindre un but, vous devez déterminer une course et vous y tenir, sinon vous dispersez votre attention et votre énergie et vous vous sentez vous-même écartelé. Du fils perdu, il est dit qu’il dissipa sa fortune. En fait, il se trouve écrit : « Il dissipa son existence ». Quand vous regardez notre société, vous constatez que celle-ci a comme but de vous offrir de la distraction. Où cela vous mène-t-il ? Dieu dit : « Faites de l’espace, défaites-vous de certaines choses, et vous serez au large; alors, pourrais-je prendre une petite place ? »
 
Peut-être qu’il n’y a pas de place parce que l’image de « ce Dieu » ne veut pas entrer en vous. Je veux dire, celle de ce Dieu qui n’est pas tellement tout-puissant. Chez beaucoup de personnes, ce Dieu n’entre pas en elles, parce qu’il  ne correspond pas à leur image de Dieu, car à leurs yeux, Dieu doit être tout-puissant ! dans Chez beaucoup de gens, ce Dieu n’entre pas, parce qu’Il ne met pas fin à l’injustice et à la violence, parce qu’Il ne dit pas comme à Sodome et Gomohhre  : Maintenant, rasons tout, ma patience est à bout ». Une pareille image de Dieu est contraire à celle de Jésus et à celle du vrai Dieu. Lisez Apocalypse, chapitre 5 : à qui est donné d’ouvrir le livre, de dévoiler l’avenir ? Il est écrit : A l’Agneau. Jean pleure parce que personne n’avait été trouvé capable d’ouvrir ce rouleau du livre. Ensuite, un ancien dit : « Ne pleure pas, voici le lion de la tribu de Juda, la racine de David qui a triomphé pour pouvoir ouvrir le rouleau du livre  au sept sceaux ». Je vis au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens un agneau immolé, avec sept oreilles et sept yeux ». Cet Agneau, dit la Bible, est digne de prendre le rouleau du livre et d’en ouvrir les sceaux.
En continuant à lire, vous voyez qu’il est constamment question de l’Agneau qui ouvre le livre et qui dévoile l’avenir. On voit que cet Agneau joue un rôle très important dans le combat contre l’adversaire. C’est cet Agneau qui sèche toutes les larmes de tous ces justes qui ont tant souffert. C’est toujours l’Agneau ou le serviteur. Je trouve cela très particulier. Cela commence avec le lion de Juda, et l’on se dit : « Le voilà le lion, le fort qui apparaît, la puissance et le pouvoir ». Mais plus loin, ce lion ne revient plus, il ne s’agit plus que de l’Agneau. Ces deux images concernent la même personne, elles concernent évidemment Jésus, le lion de Juda. Cela nous dit quelle était l’attitude de Jésus vis-à-vis du diable, de l’adversaire de Dieu et des hommes. Cela  réfère à sa puissance spirituelle intérieure qui faisait qu’Il était et est plus fort que l’adversaire. A présent, je ne veux pas parler de ce lion. Jésus est visiblement caractérisé par l’Agneau; le Seigneur est devenu le serviteur. Et cela me fait penser à Esaïe qui dit : « Un temps viendra où le lion et l’agneau se côtoieront ». Indépendamment de la question si cela  se passera aussi dans la nature, je pense qu’en Jésus, mais aussi en l’homme, ces deux se rejoignent, se rejoindront harmonieusement. Ces deux caractéristiques essentielles  dont celle de l’Agneau est la plus typique, mais sans exclure celle du lion. Les deux se rejoignent en harmonie.
Ce lion signifie qu’en tant que chrétien, vous vous dites à un moment donné : « Je n’accepte plus l’oppression de l’adversaire; nous n’acceptons plus que le faible soit piétiné et humilié. Nous refusons de nous résigner aux mensonges que les gens disent sur Dieu et sur les hommes ». Si vous n’êtes qu’un agneau, si vous n’avez rien d’un lion, vous n’y arrivez pas non plus. Les deux sont indispensables, mais si les deux fonctionnent bien, l’Agneau est le meneur.
 
Jean dit : « Je vois l’Agneau au milieu du trône ». Voilà sa place. Je pense que la séparation passera peut-être le long de cette ligne. Car dans la Bible, il est question d’une séparation entre les brebis et les boucs. Les brebis sont les hommes disposés à suivre Jésus, des gens pour lesquels vaut ce que Apocalypse 14 : 4 dit sur les rachetés : « Ceux-ci sont ceux qui suivent l’Agneau, là où il va ». Cela ne vous frappe-t-il pas qu’on ne parle pas de suivre le lion, mais bien l’Agneau ?
Dieu cherche des hommes qui sont disposés à suivre l’Agneau: le Seigneur qui n’a ni beauté ni éclat et qui est grand dans le monde caché, rempli de gloire. Si tu veux être comme ceux-là, prie pour l’obtenir. Car, c’est facile de dire que tu le suivras là où Il va. Pierre aussi le disait. Le dire n’est pas difficile, mais il s’agit d’avoir la disposition adéquate pour pouvoir le faire. Acquérir celle-ci, c’est le travail de l’Esprit de Dieu en toi. Si tu pries pour l’obtenir, tu demandes quelque chose selon la volonté de Dieu. Et tu peux être sûr et certain que ta prière sera exaucée. 
 
Amen
 
 
Prions :
Merci Seigneur, que Tu n’es pas uniquement venu nous dire ce qui est vrai, mais que tu nous l’as montré, Tu en as donné l’exemple; Tu es même cette vérité. Quelle merveille que Tu veuilles partager la vie avec nous, que Tu veuilles renouveler notre vie, tout simplement et petit à petit, en allant ce chemin avec chacun de nous et en voulant habiter chez et partager le repas avec chacun de nous. Seigneur, je te prie de nous renouveler de telle façon que nous puissions recevoir cette disposition qui est la Tienne et qui nous donnera la possibilité de te suivre comme Agneau, là où Tu vas.
Je te prie Seigneur, que là où c’est nécessaire, nous puissions créer de l’espace, afin que se fasse le silence dans lequel tu peux nous parler.
Je te prie Seigneur, que nous puissions continuer à te suivre sur ce chemin et que nous puissions te ressembler, en sorte que cela devienne attirant pour les autres, et que des gens qui ne Te connaissent pas, puissent voir à travers nous comment Tu es réellement et qu’ainsi, ils se sentent attirés par Toi. Seigneur, c’est la seule chose qui puisse convaincre les hommes. Toi aussi, Tu l’as fait de cette façon.
 
Amen