Tuesday, August 20, 2019

“He’s got the whole wide world in His hands”

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L’image de Dieu, Jean 17 : 1 – 5

Duurt Sikkens

 
 
 
Jean 16, verset 25 : « Je vous ai dit ces choses par des similitudes » Mais Il dit : « Il vient un moment où Je ne vous parlerai plus en images, Je vous  parlerai ouvertement du Père » Et les disciples répondirent : « Voici, maintenant Tu nous parles ouvertement sans employer d’images ».
En effet, pour Jésus aussi c’était une surprise de constater qu’ils Le comprenaient directement sans qu’il faille employer toutes sortes d’images. C’est merveilleux d’être pris dans le monde des idées de Dieu, d’être pris dans cet espace. Les choses qui nous préoccupent ces dernières années, je ne les ai jamais entendues, ni lues nulle part.
Elles sont tellement belles, tellement essentielles, tellement vraies.
 
Lisons encore quelques versets. C’est un chapitre qui est lu fréquemment, à l’occasion de circonstances traditionnelles. En me mettant à la lecture, je me suis tout de suite rendu compte de la richesse de ce chapitre. En fait,  il exprime en résumé ce qui préoccupait continuellement Jésus. Il regarde autour de Lui et se dit : Tout ces gens me sont tout de même restés fidèles. Il le dit dans Luc 22 : 28 : « Mais vous, vous êtes ceux qui avez persévéré avec moi dans mes tentations. » Et voilà, nous y sommes : rester avec Lui.
Lisons d’abord Jean 17 : de 1 à 5 : « Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit, Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, quant à tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. Et c’est ceci la vie éternelle, qu’ils te connaissent seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus -Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ; et maintenant glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût. ».
 
Vous connaissez tous l’expression : « Au commencement était la Parole et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu ». L’idée de Dieu. Il aime s’extérioriser. Et l’extériorisation d’une idée, c’est une parole. C’est aussi pourquoi Jésus s’appelle : La Parole de Dieu (Ap. 19 :13). Une idée est invisible. Une parole, elle aussi est invisible, mais vous pouvez l’entendre. Nous nous occupons des choses invisibles. Donc, Dieu et celui par lesquel Il s’extériorise, sont reliés comme l’idée et la Parole. La Parole rend en fait l’idée audible. « La foi est par ce que nous entendons » dit Paul. Et je trouve cela beau. « Qui m’entend, entend le Père », disait Jésus. « Je suis Sa Parole et Lui aime tellement s’extérioriser ». Ensuite, Il lève les yeux au ciel. C’est une expression amusante de Jean, cela signifie : son regard pénètre dans le monde invisible de Son Père. Dans la réalité de Dieu. Et ensuite, Il se met à parler. Et l’on voit que les disciples L’écoutent. Et Jésus est tellement heureux. Notez bien que cela se passe tout juste avant qu’Il soit mis en prison, avant d’être trahi, avant sa crucifixion et sa mort. Il voyait tout cela comme une montagne infranchissable, mais intérieurement, Il était heureux. C’est ce qu’Il dit dans Jean 17 :13 : « qu’ils aient ma joie complète en eux-mêmes». Pourquoi est-Il si intensément heureux ? Parce que les siens croient ce qu’Il dit. Parce que ses paroles avaient été reçues par eux ; malgré tout ce qui dévalait sur lui ; ils Le croyaient. « Père », dit-Il, « le moment est venu ». Que ne s’est-il pas passé en Lui en disant cela ? Et ensuite, Il demande : Veux-Tu glorifier Ton Fils ? » Que signifie glorifier ? Il ne s’agit pas d’une multitude de gens qui dansent, qui jubilent et sautent. « Glorifier » a deux significations : la première est « opinion », le mot de base de « doxa » et l’autre est « éclat ». Comment faire pour mettre ces deux mots dans un rapport mutuel ? C’est très simple. Le monde des idées de Dieu est éclatant. Si vous pensez comme Lui, vous rayonnez de l’intérieur. Cela donne de l’éclat à votre existence. Dans le livre de l’Exode, il est écrit : « La gloire de l’Eternel apparut dans un nuage. » Voilà cette gloire : dans un nuage. Jésus l’a toujours su et Il était conscient d’être le commencement de ce nuage. Au moment où Il est accusé de toute part, Il dit dans un cri de joie qu’Il est le Fils de l’homme « venant sur les nuages des cieux ». Sur des nuages célestes. Cela signifiait pour Lui : l’apparition de Son Père, caché dans un nuage. Caché dans un homme. Car nous nous préoccupons avec des choses cachées de Dieu. Dans le verset 10 est écrit : « Je suis glorifié en eux ». Comment cela se peut-il ? Parce que le monde des idées de Dieu, les idées qu’Il aime tellement extérioriser, ont trouvé une place en eux. Elles commencent à briller en vous, vous devenez lumière. Merveilleux, non ! « La gloire que Tu m’as donnée » dit-Il dans le verset 22 « Je la leur ai donnée ». La même gloire. De quelle gloire s’agit-il ? Lisez-le dans Jean 1, verset 14 : « Une gloire comme d’un fils unique de la part du Père » Voilà ce qui est écrit. Une gloire comme d’un fils unique, non pas « d’un fils ». Le texte de base parle d’un Unique - Engendré. Et si vous n’aves qu’un seul fils, cela signifie qu’il est héritier de tout. Donc, qu’est-ce que Jésus nous a légué par testament ? Car Il a été réellement mort. Quel pourrait bien être le merveilleux héritage ? Apprendre à connaître le Père ! Connaître le Père. C’est cela la vie, ce n’est qu’alors que vous vivez réellement. Par Son Esprit. Jamais personne n’avait encore reçu le Saint-Esprit en permanence. Dans l’Ancien Testament, c’était toujours par à-coup ou par l’intermédiaire d’anges. Mais dans Jean 1 : 32 et 33 il est dit « sur qui Il resta » Il fut le premier sur qui l’Esprit resta. Si nous restons en Lui, l’Esprit ne nous abandonnera jamais. Jamais. Car, toutes les choses de Dieu, tout son monde d’idées, Il l’a donné à Jésus, à un seul homme. « Tout ce qui est à Toi » dit-Il « est mien ». Toute la capacité de restauration de Dieu, toute Sa gloire, Il les a données à cet Unique. Et cet Unique distribue et multiplie. Et ensuite dans Jean 17 :23 est écrit : « Moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, un ; moi en eux, et toi en moi ; afin qu’ils soient parfait dans l’unité, ». Le mot parfait sonne un peu trop perfectionniste. Il se trouve littéralement : « Afin qu’ils soient consommés en un ».
Donc, je ne suis pas consommé quand je suis seul. Je ne suis pas complet. Je ne suis un que quand je suis avec Lui. Qu’est-ce qui a été créé d’abord? Un homme. Et cet homme est divisé en deux, l’un se nommait Adam et l’autre Eve. Ces noms sont apparus bien plus tard. Donc, quand sont-ils à nouveau homme ? Quand ils sont à nouveau unis. Donc : Adam +Eve = homme, l’humanité. C’est à ce moment que vous êtes fécond. Jésus et sa femme ointe. Le nouvel Adam et la nouvelle Eve ensemble. Car, si vous êtes un, vous êtes. Quand finalement, Dieu sera relié avec cette humanité remplie de l’Esprit, afin qu’Il soit tout en tous,  à ce moment-là Il est un. Alors Il est devenu qui Il est. A ce moment-là, Il sera  celui qu’Il voulait finalement être. Seul, c’est seul. Il n’est pas bon que l’homme soit seul et Dieu Lui non plus ne prend pas plaisir à être seul. Vous comprenez pourquoi Jésus dit : si vous voulez la vie, restez en Moi, comme Moi en vous. Ensemble, nous sommes un. Cela vous rend intérieurement un, non-divisé. Je trouve cela merveilleux. Ensuite, la phrase : « glorifie Ton Fils, afin qu’Il te glorifie, Père, veux-Tu le réaliser,? ». Je cherche une image pour illustrer cela : une toute simple image : supposez par exemple que vous receviez de magnifiques vêtements, tout à fait neuf. Des vêtements que vous avez choisis vous-même, un très beau manteau y inclus. Quand vous  portez ces vêtements, les gens disent : « quel beau vêtements ! ». Vous récoltez de l’admiration. Et, à votre tour, vous dites : « Ils sont beaux n’est-ce pas, je les ai reçus de mon Père ». Donc, de cette façon, je glorifie mon Père, car c’est Lui qui m’a vêtu. C’est une toute simple image pour expliquer la situation. Et Jésus est tellement heureux que ses disciples croient cela. Et franchement dit  : moi non plus, je ne connais pas de plus grande joie que quand quelqu’un croit ce que nous croyons. Jésus laisse l’œuvre de Dieu se produire en Lui. C’est beau, c’est cela glorifier. Une gloire comme d’un premier-né, plein de grâce et de vérité. Que cela puisse être votre gloire,est-ce que vous le désirez ? Comme les gens seront heureux quand ils rencontreront des Chrétiens en qui il n’y a pas de fraude. Ils vous rencontrent, et vous voient revêtu de cette gloire : notamment, de la grâce, de la miséricorde. C’est cela votre rayonnement. Quel bonheur d’être fiable, c’est tellement bon pour eux. A ce moment, ils expérimentent ce que représente l’ombre du Tout -Puissant, car cette ombre, c’est vous. Et vous leur donnez cette ombre, car vous pardonnez, car vous êtes miséricordieux, un Chrétien en qui il n’y a pas de ragot. N’est-ce pas magnifique ! Un Chrétien en qui il n’y a pas de violence. A ce moment, les gens constatent que Dieu est grâce et qu’Il est bon. Et quand les gens disent de vous que vous êtes gentils, c’est parce que cela vient de Dieu : soyons honnêtes , n’est-ce pas là le vêtement que vous avez reçu de Dieu ? Dans le verset 2 est écrit : « Il a donné pouvoir sur toute chair ». Le mot « pouvoir » signifie ici : possibilité. Jésus a reçu de Dieu la possibilité de donner la vie éternelle à toute chair. Si vous employez de la violence, cela ne marche pas, car aucune violence ne vient de Dieu. Jésus a la possibilité de distribuer la vie éternelle. Il dit : et cette possibilité, Je vous la donne. Veux-tu la vie éternelle ? Avec plaisir, bon, alors, crois-nous. Elle est donnée à celui qui croit le Fils. Et celui qui vous croit reçoit aussi cette vie éternelle. Donc, le pouvoir, c’est la possibilité. « Toute chair », ce sont tous les gens, non des animaux. Et les animaux domestiques alors ? Non, ceux-là ne vont pas au ciel. Mais leur descendance, habitera bien la nouvelle terre.
 
 
A présent, lisons le verset 2 où il est écrit (Jean17 :2b) : « Comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, quant à tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle. » Ou relisez le verset 6 : « J’ai manifesté ton Nom aux hommes, que Tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à Toi et Tu me les a donnés ».
Voyez-vous le geste de Dieu quand Il dit : J’ai des gens, où vais-Je les mener ? Voilà le bon berger. C’est à Jésus que Je les mène, Je les Lui donne afin qu’ils soient en de bonnes mains. En premier lieu, vous êtes un don de Dieu au Seigneur, c’est beau n’est-ce pas ! Il prend tellement soin de vous qu’il vous cherche un abri, une sécurité. Et si vous êtes d’abord un petit agneau, exactement comme Jésus, l’Agneau de Dieu, et que vous grandissez et devenez une brebis, vous recevez petit à petit aussi les possibilités de devenir berger. Car, qui n’a jamais été un petit agneau, ne pourra jamais devenir un bon berger. Pourquoi David était-il si bon berger ? Il dit : « Parce que le Seigneur est mon berger ». Voilà le secret. Parce que vous savez que Dieu veille sur vous, vous pouvez aussi veiller sur un autre. Vous êtes un don de Dieu, mais veillez à la fois que Dieu puisse trouver chez vous un toît sûr pour les siens.  Voilà l’auberge de la parabole du bon Samaritain. En grec, se trouve le mot « pandocheion » qui signifie : qui reçoit tout.
 
 
Pierre 5 :2 dit : « Paissez le troupeau de Dieu qui est avec vous, ». C’est donc le troupeau de Dieu. Et ici se trouve une partie de ce troupeau. Et vous pouvez le paître. Vous êtes donnés les uns aux autres, soyez économes les uns des autres, gardez-vous mutuellement. Evidemment surtout du malin, car c’est là votre responsabilité. Alors Jésus dit : « donner la vie éternelle ». Dans une autre traduction, il y a : «  Vivre en éternité ». Le terme est tellement beau et de si grande qualité. Vivre en éternité, c’est le noyau de l’évangile. Car cela signifie : connaître le Père et participer au même Esprit. C’est cela le noyau de l’évangile. Si ce n’est pas cet évangile que vous annoncez, vous annoncez un faux évangile. Autrement dit : le noyau de l’évangile, ce ne sont pas les miracles et les signes. Si vous racontez le bon évangile, ces miracles et ces signes suivront. Donc, recherchons tranquillement le bon évangile. Le salut et la bonté me suivront, en cela, je n’ai pas de soucis à me faire, ils suivront certainement. Cela va de soi, car dans Marc 16 :20 est écrit : « Et eux, étant partis, prêchèrent partout, le Seigneur coopérant avec eux, et confirmant la parole par les signes qui l’accompagnaient. »
Donc, qui est le collaborateur des disciples ? Le Seigneur Lui-même. Voilà comment cela fonctionne. Les miracles et les signes suivent d’eux-mêmes. Si vous acceptez la parole de Dieu, elle prend racine en vous. Dans ce cas, vous devenez aussi parole. Si l’arbre est bon, il porte des fruits selon son espèce (Gen.1 :12), les mêmes fruits, les paroles de Dieu. Cela m’émeut profondément. Celui qui écoute bien entend beaucoup de paroles de Dieu. C’est cela le fruit de l’Esprit. Car si vous avez des oreilles pour entendre, écoutez bien ce que vous entendez. Toutes ces paroles surgissent, germent.
 
Une petite bifurcation : savez-vous que le mot « puissance » ne se présente pas une seule fois dans tout l’évangile de Jean ? Tout cet ensemble : Force, pouvoir et que sais-je encore….ne s’y trouve pas, mais bien les « vivre » et « croire », toujours employés comme verbe chez Jean. Un mot qui produit la confiance et l’amour. Mais le mot force ou puissance ne s’y présente jamais. Grandiose n’est-ce pas ! Car quelle est la grande puissance de Dieu ? Jean dit : c’est qu’Il tient tellement à vous. C’est cela sa force. Malgré tout, peu importe votre apparence, peu importe ce qui t’es arrivé, Dieu dit : n’aie pas peur, cet amour que j’ai pour toi est incassable. Tu ne peux me ravir mon amour pour toi. Même si tu t’insultes contre toi-même. Ne le fais pas. C’est aussi pourquoi connaître Dieu est identique à Lui faire confiance, c’est alors que vous communiez avec Lui, que vous Le fréquentez. C’est cela comparaître. C’est cela connaître. Vous reposez sur son sein. C’est une image que Jean applique à lui-même par rapport à sa relation avec Jésus. Jésus se trouvant au sein du Père. C’est là que vous êtes le plus proche de Lui. Vous pouvez l’entendre, le comprendre, Le connaître. Et si vous le connaissez, vous pouvez, tout comme Jésus, le faire connaître aux autres. Car Il dit : Je parle selon ce que j’ai entendu. Pas de moi-même, mais je dis ce que j’entends. Il l’a entendu de son Père. Il n’avait pas toutes sortes de voix dans sa tête, mais uniquement le monde des idées que l’Esprit lui révélait. La fréquentation se fait dans l’Esprit. Il y a des gens qui séparent les idées des paroles. Ils séparent Dieu et Jésus. Ils trouvent Jésus très sympathique, mais Dieu reste un grand inconnu. Comme si on pouvait les séparer. Alors que Jésus dit si souvent : Mon Père et Moi sommes un. Dieu n’agit pas autrement que Moi. Certains disaient : J’ai une tout autre image de Dieu. Oui, répondait-Il, en effet, vous en avez une autre, c’est pourquoi Je suis venu, pour la redresser. Quelle image de Dieu avez-vous ? « Qu’est-ce que la vérité », disait Pilate, cette figure arrogante. Indiquant par là : la discussion est terminée. Et la vérité se trouvait en chair et en os devant son nez. On ne voit que ce que l’on veut voir. Certains aiment parler d’un Dieu très vague. Actuellement, ce Dieu est très à la mode. Il se laisse composer de n’importe quoi, pourvu que retentisse le mot « Dieu ». Alors certains disent : c’est beau ! Ils Le nomment une « chose » ou une « idée ». Il existe « quelque chose » disent-ils. J’ai entendu un homme qui disait : Autrefois, j’ai cru en Dieu, mais Jésus, je ne sais rien en faire. Alors je me dis : tu ne connais ni Jésus, ni le Père. Car, ils veulent bien croire en Dieu, mais pas en ce Jésus. Ou bien Dieu comme croque-mitaine : j’ai été éduqué avec cette image de Dieu. Un Dieu incalculable. Comme enfant, j’avais toujours peur de Dieu. Jésus m’était plus proche, de Lui, je n’en avais pas tellement peur. J’osais le prier : Seigneur Jésus, veille sur moi », etc. Je trouvais Jésus plus sympathique que Dieu, mais en fait, j’avais aussi un peu peur de Jésus. Peur d’avoir une mauvaise idée concernant le fauteuil du juge.
Et tous ces récits destinés à t’apeurer. Peur des soi-disant prédicateurs de la pénitence, j’avais toujours peur.
 
 
On ne filme pas Dieu, ni Jésus. On ne sait pas Les filmer, car Ils sont tous les deux, esprit. Cela donne à réfléchir. On ne sait pas Les filmer, on ne sait pas les fixer dans le visible. Jésus n’est pas une idole. Dans le futur, vous le verrez de plus en plus : Jésus deviendra une idole. Un non-dieu. Vous connaissez tous le commandement : (Exode 20 :3) « Tu n’auras point d’autres dieux devant ma face ».
J’ai toujours pensé qu’avec tant de dieux qui se posent devant la face de Dieu, on ne sait plus voir qui Il est réellement. Alors, comment faire pour me débarrasser des autres dieux ? Ils assombrissent la face de Dieu. Il faut percer ce voile. Face signifie toujours : toute votre personne. Je l’ai recherché en hébreu. La traduction interlinéaire en anglais disant littéralement : Not He schall be to you gods other ones before face of me ». C’est ce qui s’y touve écrit en hébreu » En français : il n’y aura pas d’autres dieux devant vous que ma face. Ce n’est pas étonnant que Dieu commence ses commandements en disant cela. Que s’est-il passé avec Dieu au cours de l’histoire, depuis le paradis ? On a fait de Lui une idole ! A l’étranger, ils avaient tous des idoles et Israël se disait : nous aussi, nous en voulons une, mais alors, une qui est plus forte. Il s’agissait tout simplement d’une rivalité entre toutes sortes de dieux. « Et Dieu ne sera pas pour vous comme les dieux des autres ». Il est différent, Il diffère des autres dieux. Donc, toutes ces représentations misérables d’un Dieu impressionnant et vengeur, entouré d’éclairs, ne collent pas. Ni celle d’un Dieu vague qui peut être n’importe quoi. Dieu dit : Je ne suis pas ainsi, ne faites pas de Moi un Dieu comme celui des autres peuples. Les autres peuples sont des autres directions de pensée religieuse. Voilà encore une petite phrase à méditer ! Savez-vous que toute leur vie durant, les prophètes ont réagi contre le culte des idoles ? Mais Israël le faisait au nom de Dieu. Ils pensaient qu’ils devaient perpétuer une image horrifiante de Dieu. Dans une dispute avec Jésus, les pharisiens disent : « Oui, nous appelons  Dieu aussi « Père ». Oui, leur répond Jésus, mais votre père est le diable. C’est lui que vous appelez Dieu (Jean 8 : 44). Cette confusion a commencé au paradis. Là, le diable dit : je veux que vous deveniez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. Connaissant le bien et le mal. Comme si mon Père était quelqu’un qui connaît le bien et le mal. « Connaître » signifie « avoir une relation avec ». Ce n’est pas étonnant que Dieu dise : « Ne faites pas de Moi un dieu comme tout le monde le désire et le fait ». Je pense qu’en cela réside la plus grande tentation. Rappelez-vous que nous nous préoccupons de choses bien précieuses. Vous découvrez de plus en plus clairement la face de Dieu. Dans de nombreuses personnes, vous voyez une partie de la face de Dieu. Cela dépend de votre façon de regarder. La plus grande tentation, c’est de vouloir faire de Dieu et de Jésus un autre que ceux qu’ils sont. Dans ce cas, le « Je suis » n’est plus le « Je suis ». Vous avez tout falsifié. En effet, les prophètes ont mis en garde contre ce phénomène, et la plupart d’entre eux ont dû le payer de leur vie. Par qui les prophètes ont-ils été tués ? Par des gens qui prétendaient connaître Dieu. « De leur propre cercle ». Jésus appelle une telle génération « une génération d’adultère ». Car dans Jean 17 :3, est dit - et je trouve cela très frappant – « qu’ils Te connaissent » et ensuite : « le seul vrai  Dieu ». « L’unique » dit Jésus ici, le seul. C’est donc : le mal exclu. On ne peut pas mélanger Dieu avec le mal, ni avec la violence, l’idolâtrie. La plus grande tentation est de le faire en suivant la masse. Jésus a  aussi connu cette tentation. « Si tu t‘agenouilles devant moi », lui dit le diable »,«  tu recevras tout le pouvoir politique de la terre ». Une génuflexion. Et qui tombe dans cette tentation ? Qui s’agenouille et reçoit beaucoup de pouvoir dans le ciel et sur toute la terre ? L’antéchrist. Comment s’appelle-t-il ? Le Christ ! « Il est revenu », dit-on, « il y a la paix partout ». Mais il y a un petit groupe qui dit :« non », mais cela est un autre récit. Lisons 2 Cor, verset 4 où Paul écrit : « Si le premier venu prêche un autre Jésus que celui que nous avons prêché ou si vous recevez un esprit différent de celui que vous avez reçu, ou un évangile différent de celui que vous avez reçu, vous le supporter fort bien ». C’est ce qui fut dit à une Eglise. Mais Paul avait à faire à ce problème. Un autre Jésus, un autre dieu, un autre évangile. Ils avalaient tout cela comme des petits pains. On ne pouvait plus clair. Alors je me suis dit : « Priez pour que vous ne tombiez pas dans la tentation de faire de Dieu un autre que celui qu’Il est ». C’est une grande tentation. JHWH, Je suis. Jésus signifie la même chose que Josué ou Joshua. C’est du latin, du grec, cela signifie « JHWH sauve ». De quoi vous sauve-t-il ? De la fausse image de Dieu. C’est pourquoi beaucoup s’irritaient contre Jésus, parce qu’Il proclamait une tout autre image de Dieu. Un homme simple de Nazareth. Quelqu’un devant qui on  détournait la figure, disait Esaïe. Comment trouvez-vous cela ? Donc, il vient des jours où les gens détourneront la figure devant vous, parce qu’ils ne voudront pas vous fréquenter. Car un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ne l’oubliez pas. Donc, achever le travail, c’est en fait faire connaître le Père. Et les disciples le connaissaient. Ils connaissaient son Père. « A présent, Je peux partir », dit Jésus. « Je pars, mais Je ne vous laisse pas seuls comme des orphelins ». Pour « orphelins », se trouve en grec l’expression : Je ne vous laisse pas tomber dans l’isolement. Je pense que c’est le pire des choses qu’un homme puisse expérimenter : être seul. Vous pouvez même être ici et vous sentir désespérément seul, c’est une chose possible. C’est très grave que d’être seul. Il dit : « Je reste avec vous, savez-vous, car ensemble nous sommes un. Ensemble, nous sommes quelqu’un ». Ensuite, à la fin Il dit : « Glorifie-Moi auprès de Toi avec la gloire que j’avais avant l’existence du monde » En fait, c’est quelque chose de très beau. Je lisais dans une autre traduction : « Glorifie-Moi avec Ta propre Essence ». C’est beau ! Glorifie-Moi avec Ta propre Essence ou ton propre Être, dans le sens de :  Tu me revêts comme cela Te plait. Alors, Je ressemblerai à Toi. Revêts-moi de Toi-même, afin que Je sois. Ces derniers temps, j’ai l’idée que « Si j’ose dire cela » : notamment que « je suis », alors je pense que je suis libre ; au moins, que je marche sur le chemin de la liberté. « Je suis ». Ne plus être dépendant du jugement des autres, même plus de mon propre jugement. Mais que je me trouve là, peut-être comme un petit bambin. Mais, je suis ! Et cela est tellement précieux. Et cette fragilité apparente, cette apparence de faiblesse et de fragilité paraît finalement être votre plus grande force. C’est le monde à l’envers. Dans le monde compte ce qui est grand, renommé. Beaucoup de rivalité, la soif de la prestation etc. Je préfère m’en tenir à la déclaration de Paul qui dit : « Quand je suis faible, dépendant de mon Père céleste, je reçois de Lui les possibilités de faire Sa volonté ». Et Son désir le plus grand est d’aimer. Laissez-vous aimer par Lui et vous aimerez aussi comme Il aime, Lui. Alors vous êtes un enfant de Dieu ; et Il vous glorifiera, et vous  Le glorifierez. Amen.
 
 
Prière :
« Père bien-aimé, apprends-nous à T’aimer dans Ton Esprit. Protège-nous de la tentation de Te voir autre que Celui que Tu es. Ainsi, Ton Royaume, Ta gentille douceur naîtront en nous. Merci d’être Celui que Tu es, uniquement lumière et amour. Merci de pouvoir Te connaître de mieux en mieux, grâce à Ton Fils. De cette façon, nous devenons petit à petit Ton image. Amen ».